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Tome 2.
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donner de la hauteur, ou de la portée.

L’Escoperche des gruaux n’est qu’uue piéce debois, ajoutée & liée fur le bec de cette machine,avec une poulie au bout.

L’Escoperche de i’engin n’est quelquefois qu’unepareille piéce, & quelquefois un second fauconneauavec fa cellette, & un bout de poinçon élevé furl’engin. Voyez Engin , & Gruau.

Escopbrche. Se dit auffi des longues perches, enforme de baliveaux, dont les Maçons fe ferventpour échaffauder, iorfqu’iis veulent élever diverséchaffauds les uns fur les autres.

■fESCOPETTE. Arme h feu, efpéce de carabine,qu’on portoit autrefois en France, k la Bandoulière.La Cavalerie s’en fervoit fous le Régne de Henri IV,& fous celui de Louis XIII.

Aujourd’hui elle n’est plus d’ufage que parmi lesMiquelets de la Province de Catalogne en Espagne,& aussi chez les Aragonois , & les Valenciens, deuxnations voisines de cette Province-lk. On fabriquebeaucoup d’Efcopettes dans le Lampourdan, qui laitpartie de la Catalogne. C’est une Arme qui tire fortjulle, & dont on fait commerce en divers endroitsd’Efpagne. Les Catalans qui en aimoient fort Pilla-ge, en font dépourvus depuis i’année 1714. qu’ilsfurent désarmés, k cause qu ils s’étoient tournés ducôté de Charles III, qui disputa la Couronne d’Efpa-gne, contre Philippe V, au commencement de celì.cle. C’étoit pour se conserver le privilège de cetteArme , que les Barcelonois ont essuyé fans aucunestroupes un siège de 15 mois , par l’Armée de leurSouverain le .Roi Philippe, qui étoitde 60 mille hom-mes , lequel siège commença en Juillet 1713. Ils fedéfendirent & firent des prodiges au dessus de toutce qu’on a jamais vu, parmi les troupes réglées ;mais a la fin ils fe rendirent, & perdirent leurs pri-vilèges , qu’ils ont recouvrés depuis, par la démen-ce du Roi.

Cette même arme est fort en usage dans les Pro-vinces Orientales de la Perse, savoir celles de Can-dahar, & de Kirman. Les Aghvans fous Cha - Ma-moud. , Prince de Catidahar , envahirent tout ceRoyaume fur le Roi Hussein en 1722. & 1723. étanttous armés d’Efcopettes. Mais ensuite ils furent re-poussés & battus jusques chez eux, par le fameuxThamas- Koitli- Chan.

Les Miquelets de l’Armée du Prince Don Philip-pe , dans la guerre dernière en Italie ( 1748.) ne fefont point servis d’autres armes que d’Efcopettes, quileur font olus familières que toute autre.

ESCOUENE. Efpéce de grosse lime, ou de râ-pe, avec des canelures par angles entrans & for-tans, dont fe fervent dans les Hotels des Monnoiesles Ouvriers & Tailieresses , pour limer les flaonsqui font trop pefans, & les réduire au poids des dene-raux. Voyez Monnoyage.

Les Serruriers, Arquebusiers, Tabletiers, Pei-gniers, & autres Artisans, fe fervent pareillementde l’Efcouéne , pour râper le fer , l’yvoire, le bois ,&c. qu’ils employeur dans leurs divers ouvrages. Onen fait ailleurs la defcriotion. Voyez Peigne.

ESCOUENER. Se servir de l’escouéne, pour dé-grossir & râper quelque ouvrage. Les Faiseurs depeignes disent, Eícouéner un copeau de buis ; pourdire, donner la première façon k ces petits mor-ceaux de buis , qu’ils ont débités, pour faire despeignes. Ils les finissent, & les mettent en façonavec 1 efcouenette. Voyez P Article suivant.

ESCOUF.NETTE. Petite esc ou/ne. La différencede ces deux instrumens consiste dans les dents , oucanelures, qui font raportées a Pefcouéne , & tail-lées dans l’acier même de l’Efcouenette. Les Pei-gniers fe servent de celle-ci, pour achever de dégros-sir leur copeau, & en faire, comme ils disent, unpeigne en façon. Les mêmes Ouvriers qui fe serventDiclion. de Commerce. Tom. II.

ESCO. ESCR. Z94

de l’Efcouene, fe fervent auffi de l’Efcouenette. Voy.Peigne.

ESCOURGEON. Efpéce d’orge qui n’est propreque pour la nourriture des chevaux,& autres animauxqui fervent au ménage de campagne. Voyez Orge.ESCOUSSER, ESCOUSSOIR. Voyez Eschan-

VROIR, &C.

' ESCOUTILLES , ou ECOUTILLES. Termede Marine. Grandes ouvertures quarrées qui fontaux ponts, outillacs des vaisseaux, pour y descen-dre , ou pour en tirer les gros fardeaux & lesmarchandises.

Chaque Efcoutille a son efcoutillon , qui est uneouverture plus petite, par ou les personnes descen-dent, eu montent , ' pour le service du vaisseau, oupour leurs besoins particuliers.

Les grands bâtimens ont pour l’ordinaire quatreEfcoutillesj celle de la fosse aux cables, qui est en-tre fe mât de mizaine & la proue ; l’Efcoutille dessoutes, qui est entre l’artimon & la poupe ; la gran-de Efcoutílle, qui est entre le mât de mizaine & legrand mât; & l’Efcoutille des vivres, autrementl’Efcoutille du Maître valet, qui est entre le grandmât & l’artimon.

Lorfqu’il arrive quelque dommage aux marchan-dises qui font dans le bâtiment, faute par le Maî-tre d’avoir bien fermé, ou fait fermer les Efcoutil-les, cela est mis au nombre des simples avaries 3 &comme telles, doivent tomber fur le Maître, le na-vire & le fret. Art. 4 du Titre 7 du Livre 3 de POr-donnance de la Marine, du mois d?Août 1601.

Quand un Capitaine Armateur s’est rendu maî-tre d’un navire, il doit en faire fermer les Efcou-ti iles 3 & lorsque le navire est arrivé dans un Port,ou Rade, les O liciers de l’Ainirauté les doiventfeuler de leur sceau. Cela a été ainsi réglé par lesArticles 16 & 21 du Titre y du m'eme Livre de P Or-donnance ci-devant rapportée , pour empêcher le di-vertissement des marchandises & effets qui 1e trou-vent dans les u ri ses.

ESCOUVETTE. Les Maçons , Tailleurs depierre, Marbriers, Fondeurs de grands ouvrages,&c. apnellent ainsi, ce qu’on nomme communémentun Balai de bouleau.

Souvent l’Efcouvette n’est faite que d’une grossepoignée des verges de cet arbrisseau. C’est de cetteforte qu’est celle que les Bouchers ont toujours furleur aià, où établi, pour le tenir propre & le net-toyer , k mesure qu’ils y dépècent de la viande.

ESCOUVILLON. Longue perche de bois, aubout de laquelle font attachés plusieurs vieux mor-ceaux de linge, ou d’étoffe, dont les Boulangers,Pâtissiers, &c. fe fervent pour nettoyer l’àtre de leurfour, avant d’y placer leur pain, après qu’ils en ontôté une partie de la braise avec le fourgon, & ran-gé l’autre dans la ceinture du four. On le nommequelquefois la Patrouille. Voyez Four.

ESCOUVILLONNER UN FOUR. Le nettoyeravec l’efcouvillon.

ESCRENAGE. Terme de Fondeur de caractères .d’Imprimerie. Action avec laquelle on eferéne.

ESCRENER UNE LETTRE. C’est évider ledessous d’une partie de i’œii d’une lettre avec uncanif, ou un petit instrument, qu’on appelle Ef-crenoir. Il n’y a que les lettres longues, qui s’é -crénent, afin que les quadratins , ou espaces , quiséparent les mots , puissent fe placer par dessous.

ESCRENOIR. Petit instrument, avec lequel onécréne. II est en forme de canif, maïs dont la la-me est courte, & le manche assez gros ; faute d’Ef-crenoir , on fe sert du canif ordinaire.

ESCRIME. Exercice, ou art, qui apprend a feservir des armes, soit pour Patraque, soit pour ladéfense.

Les Maîtres d’Efcrime composent k Paris une

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