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briquer ce bâton j ceux qui en avoient le secretétoient en petit nombre. Quoi qu’il en soit, savertu étoit d’arrêter les hémorragies & de guérir lesplayes faites par des poignards, épées, &c. en l’a-pliquant seulement dessus. On l’appelloit pour ceteffet, bois, ou bâton constellé , bâton sympathique.Plusieurs habiles Médecins de ce tems la en étoientimbus, parce que des expériences qui leur paru-rent bien marquées les avoient persuadés. On peutvoir a cet effet dans Borel , la 78 e observation de la 3 eCenturie. Ettmuller même ajouta foi a cette vertu ,pour l’avoir expérimenté heureusement dans quel-ques hémorragies. La Physique d’aujourd’hui leurauroit mieux ouvert les yeux fur ces expériences,pour découvrir la véritable raison de leur réussite,que 11e pouvoit faire celle de leur tems. Certainesautres circonstances qui accompagnoient cette opé-ration faifoient plus d’effet dans une hémorragie,qùe le bâton, de même qu’il en arrivoit dans fu-sa ge de la poudre de sympathie. Ces deux prati-ques' font tombées, depuis qu on en a reconnu íafúpercíïërie.
' La seconde écorce de son bois qui se vend chezquelques Droguistes, est employée aux mêmes usa-ges que celles du Tamarìjc & du Carrier , c’est-à-dire pour les maladies ou obstructions du foie &de la rate, prise dans du vin avec lequel on la faitinfuser. Sa vertu fait bien plus d’effet, que ne fontlés feuilles du même arbre, suivant ce qu’en vientde dire Mr. Savary.
Les Anciens ont crû, que le Frêne étoit si con-traire aux serpens, que ces animaux n’osoient ja-mais s’en aprocher, pas même de son ombre. Plinelivre 16. chap. 13. nous dit avoir vû I’expérienced’un serpent, qui fut entouré de petites branchesde Frêne d’un côté , & de feu de l’autre, lequelaima mieux pour se sauver, se jetter a travers lefeu , que de passer par les branches de cet arbre.Peut-être cette expérience fut-elle mal faite devantlui ; car de nôtre tems, la même expérience a étéfaite par d’habiles gens, qui ont vû le contrairede Pline. C’est fur cette fausse opinion, que f an-tiquité a crû, qu’on pouvoit tirer des parties decet arbre, un bon remède contre la morsure desserpens. Mais aujourd’hui on est revenu de tousces remèdes imaginés autrefois contre les morsuresdes bêtes venimeuses, lesquels se trouvent en grandnombre dans les ouvrages de la Médecine ancien-ne.
La manne purgative, est un suc blanc & miel-'"leux, qui découle lentement de plusieurs parties, &principalement des aisselles des feuilles d’une espècede Frêne qui ne vient que dans les Pays chauds, maisparticulièrement dans la Calabre, où il y est abon-dant. Ce suc s’épaiffìt & s’endurcit par la chaleurdu soleil. Voyez. Manne.
Le Frêne est un genre de plante, de la classe desarbres qui ont leurs fleurs à étamines, laquelle Mr.Tournefort a établi dans fa XVIII e classe, qui ré-pond proprement a fa XV e , & où il n’a renfer-mé que des herbes. II y a cependant fous ce genrequelques espèces dont les fleurs sont à quatre péta-les , & quelquefois à cinq. Mr. Tournefort n’a con-nu que quatre espèces de ce genre ; mais Mrs.Vaillant & Micheli en ont reconnu dix de plus,ce qui fait en tout quatorze ; comme 011 peut levoir dans VHifì. de VAcad. An. 1722. Les feuil-les de Frêne font disposées par paires fur une cô-te terminée par une feule feuille , & son fruit quin a qu’une semence est de la figure d’une langued’oiseau. C’est pour cette raison que les Pharma-ciens l’appellent tout court, Lingua avis , ou Lin-gua Anseris. * Mémoire de Mr. Garcin.
FREQUIN , forte de futaille. L’article VI. dunouveau Règlement de 1723. concernant les décla-
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rations des Marchands aux Bureaux d’entrée & desortie , met le Frequin au nombre des futailles quifervent a entonner les sucres bruts, les sirops , lessuifs, les beurres, & autres telles marchandises quifont sujettes à déchet & a coulage.
FRERES CORDONNIERS. Voyez Cordon-nier.
FRERES TAILLEURS. Ce font des Compa-gnons & Garçons Tailleurs unis en société commeles Frères Cordonniers. Voyez Tailleur.
FRET , ou FRET AGE. Terme de commercede mer. II signifie le louage d’un navire en toutou en partie, pour voiturer & transporter des mar-chandises d’un port en un autre. Ce qu’on appelleFret en Ponant, fe nomme Nolis en Levant.
Lors qu’un navire est loué en entier, & que l’Af-fréteur ne lui donne pas toute fa charge, le Maîtredu vaisseau ne peut fans son consentement prendred’autres marchandises pour l’achever, ni fans lui te-nir compte duFret.
Le Marchand qui n’a pas chargé la quantité demarchandises portée par la charte-partie , ne doitpas laisser d’en payer le Fret, comme si le tout a-voit été chargé j & s’il en charge plus, il est tenude payer le Fret de l’excédent.
Quand un Maître a déclaré son vaisseau d’un plusgrand port qu’il n’est , il est tenu des dommages &intérêts du Marchand. II n’est cependant pas ré-puté y avoir eu erreur en la déclaration, si elle estau dessus du quarantième.
Lorsqu’un vaisseau est chargé a cueillette, ou auquintal, ou au tonneau ^ le Marchand qui veut re-tirer les marchandises avant le départ du bâtiment,a la faculté de les faire décharger en payant les fraixde la décharge, & la moitié du Fret.
Le Maître est en droit de faire mettre a terre lesmarchandises qu’il trouve dans son vaisseau, qui nelui ont point été déclarées, ou en prendre le Fretau plus haut prix par raport a d’autres marchandisesde semblable qualité.
Si un Marchand retire ses marchandises pendantle voyage, il né doit pas laisser d’en payer le Freten entier, pourvû qu’il n’y ait pas de la faute duMaître.
Quand un navire est arrêté pendant fa route, ouau lieu de fa décharge par la faute du Marchand Af-fréteur , ou lorsque le vaisseau ayant été affrété al-lant & venant, est obligé de faire son retour légéTl’intérêt du retardement & le Fret entier sont dûs auMaître.
Si au contraire le vaisseau étoit arrêté ou retardéau lieu de fa décharge, ou pendant fa route par lafaute du Maître, en ce cas c’est le Maître qui doitêtre tenu des dommages & intérêts envers l’Affré-teur, lesquels doivent être réglés par gens à ce con-noissans.
Lors qu’un Maître est obligé de faire radouberson vaisseau pendant le voyage, le Marchand Char-geur doit être tenu d’attendre, ou de payer le Fretentier. Si le vaisseau ne pouvoit être raccommodé ,le Maître est obligé d’en louer un autre incestam-ment; & s’il n’en pouvoit trouver, il ne doit êtrepayé de son Fret qu’a proportion de ce que le voya-ge sera avancé. En cas néanmoins que le Marchandprouvât que dans le tems que le bâtiment a fait voi-le , il n’étoit pas en état de navîger, pour lors leMaître doit perdre son Fret, & répondre des dom-mages & intérêts du Marchand.
Le Maître doit être payé du Fret des marchan-dises qui sont jettées k la mer pour le salut commun,k la charge de la contribution. Le Fret est pareil-lement dû pour les marchandises que le Maître auraété obligé de vendre pour victuailles , radoub , &autres nécessités pressantes ; en tenant par lui comptede leur valeur , au prix que le reste aura été ven-