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611 GALE. G x 4 LI.
Il est de la X e Classe de Mr. Tour nef or t. Ses fleurscroissent en épis au haut de la plante, & ses feuillespar paires fur une côte terminée par une feule feuil-le.
-j- On en connoit cinq espèces , dont les trois pre-miéres croissent naturellement dans le Piémont Sctout le long du Pô ; & seulement dans les Jardins ,aux pays qui font plus septentrionaux. Les deuxautres font étrangères a l’Europe.
f Les Italiens mangent les feuilles des trois pre-mières espèces, en salade.
GALERE. Bâtiment ras ou de bas bord, qui vaà voiles & â rames , où le Roi tient ses esclaves ouforçats pour les faire ramer dans le calme ou enquelque autre besoin. Elle porte quelques pièces decanon , & deux mâts quelle défarbore. Les Galèresfont particulièrement pour la Méditerranée. Ellesvont ordinairement terre a terre. Quelquefois ellesfont canal, c'est-à-dire , traversent la mer. On dit,une Escadre de Galères, le Général des Galères. Ily a environ 40 Galères du Roi dans l’Arsenal deMarseille.
Gavere. Les Charpentiers & Menuisiers ap-pellent de la forte une espèce de gros rabot dont lefust est traversé de deux chevilles qui servent a lepousser Sc a le manier. 11 sert k dégrossir les boisdifficiles ; aussi ne s’ert sert-on ordinairement qu’adeux Ouvriers qui le tirent Sc le poussent alternati-vement.
GALET. Petit caillou que la mer roule fur sesbords.
Le choix & l’avantage du Galet étant très consi-dérables pour la préparation de la morue sèche,^Ordonnance de la Marine de 1681. en a fait un ti-tre exprès, qui est le cinquième du dernier livre.
Par le ir & le ç e article de ce titre, le choix duGalet est adjugé a celui qui arrive le premier dansles Havres du petit Maître Sc de la Baye du Canada.Le 2 e ordonne, que tous ceux qui arriveront ensui-te feront leur déclaration de ce qu’ils veulent occu-per de Galet : & par le 4 e il est fait défense a tousMaîtres Sc Mariniers de s’emparer du Galet choisipar les premiers venus. Voyez Morue , oh il est par-lé de la Morue sèche.
Galet. On appelle Diamant de Galet une espècede cristal qui se trouve dans quelques cailloux ouGalets des Côtes de Normandie* particulièrementdu côté de Harfleur ; la difficulté est de le tirer ducaillou, étant facile a s’éclaterau contrecoup du mar-teau. Le Chartreux Ça) qui fous le nom de VigneulMarville a donné des diversités curieuses , en parle enquelque endroit de cet agréable ouvrage (b).
Galet. C’est aussi une des fortes de Verroteriedont on se sert dans la Traite fur les côtes d'Afrique;il y en a de deux fortes, savoir , du Galet rouge kcul noir, Sc du Galet rouge rayé. Voyez. Verro-terie.
GALETTE DE GOGOL. ^xPetenuche.
GALETTES. Voyez. Gallettes.
GALFAT , &c. Voyez Calfat, &c.
GALION. Gros vaisseau de guerre à 3 ou 4ponts. Ce nom n’est plus guéres Tissage dans laMarine : les Espagnols le conservent pourtant, 8cc’est ce qu’ils appellent encore une partie des vais-seaux qu’ils empioyént au commerce des Indes d’Oc-cideut.
Il part chaque année d’Espagne deux Ilotes ; l’unepour le Mexique qu’on appelle la Flote , 8c l’autrepour le Perou qu’on nomme les Galions. On neparlera ici que des Galions, étant traité ailleurs dela Flote. Voyez Flote.
Les Galions font au nomNe de huit, dont lesprincipaux font la Capitane, l’Amirauté, il Gover-
(a) D. Noël d'Argonne , mort en 170^.
(b) II y en a 7 vol. in iz. imprimés eu 1699.
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no , laPatache & laMarguarita de 50 pièces de ca-non de fonte. II y à encore une autre Patached’avis de 40 pièces. Tous ces vaisseaux font pour lecompte du Roi & font vaisseaux de guerre, mais quifont ordinairement chargés & embarrassés de tant demarchandises, qu’en cas de combat la défense estdifficile.
Outre ces Galions du Roi, il y a encore 12 ou 16navires marchands appartenans a des Particuliers quien obtiennent ou plutôt qui en achètent la permission,n’y ayant point en Espagne de Compagnie de Com-merce pour l’Amérique.
L’armement des Galions se fait a Cadix, d’où ilspeuvent partir en tout tems : ils font environ deuxans dans leur voyage : leur départ précédé presquetoujours celui de la Flote de quelques mois ; celle-ci,a cause des vents, ne pouvant partir qu’au moisd’Aout.
Quand les deux Flûtes partent de conserve, ellesse séparent à la hauteur des Isles Antilles ; les Galionspour Carthagéne & Porto-Bello, Sc la Flote pour laVera-Cruz.
Au retour elles se rejoignent k la Havane dansPiste de Cuba.
La charge des Galions est toujours plus riche quecelle de la Flote. Voyez le Commerce d’Espagne ó*de í Amérique Espagnole.
GALIONISTES. On appelle ainsi en Espagneles Marchands qui font le négoce des Indes Espagno-les par les Galions, & Flûtistes ceux qui le font parla Flote.
GALIOTE. Petite galère fort légère dont onse sert pour aller en course. Elle n’a que iç ou20 bancs de chaque côté, & qu’un homme a cha-que rame. Elle 11e porte qu’un mât & 2 ou 3 pier-riers.
Les Hollandois ont aussi une espèce de Galiote,dont la longueur ordinaire est de 8; a 90 piés, qu’ilsenvoyeur même jusqu’aux Indes; il y en a néanmoinsde plus ou moins grandes.
GALIPOT, ou GARIPOT. Gomme ou résine-liquide, épaisse & blanchâtre , qui fort du Pin parles incisions qu’on lui fait. C’est une des deux es-pèces de Barras : on l’appelle communément Encensblanc Sc Encens de village , parce qu’on s’en sert dansles Eglises de village, au lieu du véritable encens,ou des pastilles qu’on brûle dans les cérémonies desprincipales Eglises. Voyez Terebentine.
II faut choisir le Galipot, blanc, bien sec Sc biennet. II n’y a point de gomme d’un plus grand usa-ge, a cause de la quantité de marchandises dont elleest comme la base ; les principales font celles qui sui-vent.
La grosse Térébentine, ou Térébentine com-mune : elle se fait en fondant le Galipot blanc, &elle vient dans des banques depuis 3Ç0 jusques a700 livres pesant ; le plus clair de cette grosse té-rébentine se vend quelquefois pour térébentine deVenise, mais fa couleur roussàtre peut servir a lafaire reconnoître. Les Imprimeurs pour leur encre,les Maréchaux pour leurs remèdes, Sc les Marchandsde vernis, se servent de cette grosse Térébentine,ou Galipot fondu. ,
L’huile étherée, autrement essence dé Térében-tine , n’est que du Galipot mis a l’alembic, aussi-tôt qu’il est sorti des pins : elle se fait ordinairementdans la forêt de Cuges a quatre lieues de Marseil-le Sc dans les landes de Bourdeaux.
II faut la choisir claire Sc blanche comme de l’eau,d’une odeur forte & pénétrante : elle sert de baumepour la guérison des playes ; les Peintres, Maré-chaux , &c. en consomment beaucoup.
La poix grasse, qu’on apelle aussi Poix blanchede Bourgogne , est du Galipot fondu avec de la Té-rébentine commune & de l’huile de Térébentine.La meilleure venoit autrefojs de S. Nicolas en Lor-raine
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