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GOUL. G O tJ R."
quelques Provinces de France où les pins font com-muns ; mais on en apporte encore bien davantage deSuéde & de Norvège.
Il faut choisir le Goudron bien net, bien naturel,véritable Stockolm s’il fe peut, & prendre fur-toutgarde qu’il ne soit point contrefait avec des fècesd’huile & de la poix noire. Le Goudron sert princi-palement à calfater & enduire les vaisseaux.
On appelle Huile de Poix , & quelquefois Huilede Cade , la liqueur la plus claire qui fe trouve furle Goudron j mais comme c’est très improprement,& qu’il y a bien de la dissérence entre cette dro-gue & la véritable Huile de Cade, les MarchandsEpicers-Droguistes qui ne veulent point en fupo-fer, ne la vendent que pour de fausse Huile deCade.
Le Goudron venant des Pays étrangers paye en Fran-ce les droits d’entrée à raison de 8 livres le leth compo-sé de 12 barils ordinaires ; & lorsqu il vient des Pro-vinces du Royaume , ou les bureaux ne font pas établis ,seulement une livre aussi du lest, conformément au Ta-rif de 1664. Les droits de sortie sont de 32 s. le lest.
-f- Le s droits de la Douane de Lyon font d’un fol par
Commerce du Goudron a Amsterdam.
Les Goudrons dont il feíait un plus grand com-merce, font ceux de Moscovie, de Stockolm , deWyborgh, & de la Caroline ; ils 1 e vendent au lastde 13 barils.
Le Goudron de Moscovie fe vend le last depuis 2 Jlivres de gros jufqu’a 25 3,
Celui de Stockolm depuis 20 jufqu’a 21.
Celui de Wyborgh depuis 21 jufqu’a 22.
Et le Goudron de la Caroline depuis 12 juf-qu’a 13.
Toutes ces fortes de Goudron donnent un pourcent de déduction pour le promt payement.
Gouldron, ou Gouldran, ZofissA, ou PoixNavale. C’est le vieux Goudron qui a servi à cal-fater les vaisseaux : les Apoticaires le font entrer dansplusieurs compositions ; mais souvent au lieu de vraiZopissa ils n’y employeur que de la poix noire. VoyezL Article suivant.
Gouldron , ou Goudron. Composition depoix noire, de suif , de graisse, d’huile & de poixrésine. On s’en sert a plusieurs choses, particulière-ment dans FartiLlerie a préparer des feux d’artifice: onl’employe auffi a faire le calfat des vaisseaux , quandon manque de vrai Goudron ou de Bray. Voyez ci -dejsus.
GOUPILLON. Bâton long d’environ un pié &demi, a travers du bout duquel font attachés plu-sieurs brins de foie ou poil de cochon. Le Gou-pillon sert aux chapeliers pour jetter de l’eau fur lebassin & fur la feutriére en travaillant a feutrer leschapeaux, ce qu’ils appellent arroser le feutre, ou ar-roser le chapeau.
-j- Le Goupillon des Chapeliers des parties méri-dionales de l’Europe, est un bouquet de feuilles depetit houx, ou de Houx frelon, avec lequel ils arro-sent le feutre , en le trempant dans l’eau. Ce bou-quet quoique sec, paroit toûjours verd, parce qu’il11e change point de couleur en séchant j c’est pour-quoi les Chapeliers le trouvent très commode.
GOURDE. Espèce de calebasse de courge, qu’ona féchée pour en faire un vaisseau léger, pour por-ter de quoi boire en voyage, ou à la guerre. VoyezCalebasse.
GOURE. II fe dit chez les Marchands Epicier s-Droguistes, des Tamarins qui ont été falsifiés avecde la mélasse’, du sucre & du vinaigre. Voyez Ta-marins.
C’est encore de la térébenthine de Venise ou dePise contrefaite par les Colporteurs. Voyez Tere-
GOUR. GOUT. a 9Z
benthine. Use dit aussi de toutes les drogues fofisthquées.
GOUREAU. Figue violette très grosse & très lon-gue. Voyez Figue.
COUREURS. Ceux qui falsifient les drogues eny mêlant de mauvais ingrédiens ; c’est le nom qu’ondonne ordinairement a ces petits Epiciers qui cou-rent la campagne, & qui distribuent dans les vil-lages du poivre, du gingembre & autres épiceries.
GOURMET. Terme de Marchand de vin. Ilsignifie celui qui fe connoît en vin , qui l’essaye &qui le goûte pour savoir fes qualités & s’il est de gar-de ou non. 11 y a à Paris fur les ports où les vinsarrivent paf la rivière, & dans les halles où ils fevendent, des Maîtres Tonneliers, dont tout remploiconsiste à servir de Gourmets aux Bourgeois qui vien-nent y faire leur provision.
Gourmets , qu’on nomme aussi Laptos. Ce fontdes Maures dont on fe sert dans le Sénégal & au-tres lieux des côtes d’Afrique pour remorquer lesbarques qu’on envoye négocier le long des rivières :ils tirent les barques avec des cordes en marchantfur le rivage, de même qu’on fait en France pourremonter les bateaux, quand on n’y employé pointles chevaux. 11 faut payer les droits ou coutumespour passer fur les terres de chaque petit Roi ou Al-caïr dont l’Etat confine k la rivière.
GOURMETTE. On nomme ainsi la Garde queles Marchands ou Voituriers par eau mettent furleurs bateaux pour avoir l’œil k la conservation desmarchandises.
GOUSSE. Envelope qui couvre plusieurs espè-ces de légumes j comme pois, fèves, vefces, &c. Lepoivre vient dans des Gouíïès: on dit aussi, une Goussed’ail, pour dire, une partie ou un rejetton de foignon,
GOUT, On appelle chez les Détailleurs une é-toffe de Goût, non une étoffe riche, bien fabriquée,d’un beau dessein & qui plaît a tout le monde ; maisune étoffe de caprice & de fantaisie, dont ordinaire-ment la mode dure peu, & dont un Marchand judi-cieux ne fe charge ni volontiers ni en quantité. Cet-te Satinade n’est qu’une étoffe de Goût, je n’en ai quepour rassortiment. II y a presque toujours a per-dre fur les étoiles de Goût, quand on ne fe hâte pasde s’en défaire, tandis que la fantaisie en dure.
GOUTHIOU. Arbrisseau qui sert k la teintureen noir.- il croît dans quelques endroits de l’Amé-rique Espagnole, particulièrement dans le Chily.On ne peut s’en servir tout seul, & il faut le mêleravec du Maki & du Lanil ; il réussit auffi assez bienquand on le fait bouillir avec la racine du Pauke.
GOUTTE. Parcelle d’eau , de vin, ou de quel-que autre liqueur. On appelle Mére-Goutte la li-queur qui s’écoule des raisins, des pommes, des poi-res & des olives, avant qu’on en mette le marc fousle pressoir. Voyez les Articles de ces quatre sortes defruits.
Goutte , óu Angoure de Lin. Voyez Cuscute& Epithyme.
Goutte de Lait, qu’on nomme aussi Comp-te. Espèce de perle de verre-d’un blanc tirant fur lebleu ; elle est du nombre des Verroteries qui ferventk la Traite des Nègres fur la côte d’Afrique. VoyezVerroterie. Voyez aitsti Comfterie.
GOUTTIERE. Pièce de bois de sciage tirée debois de brin de chêne. On s’en sert pour conduireou pour égouter les eaux. Voyez Chene.
GouTTiERE, en terme de Sellier. Signifie ceslongues bandes de cuir, larges d’environ six pouces,qui fervent comme de bordure k l’impériale d’un ca-resse. On les appelle Gouttières, parce que fe te-nant un peu évasées a cause de la petite cornichequi est dessous, elles servent comme d’égoùt a lapluye , qui l’éloigne du corps du caresse. Voyez CA-rosse.
GOUVERNAIL. Longue pièce de bois mobile
placée