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Il faut broyer chaque drogue 'a part, ou les pilerau moins très subtilement, pour qu’elles puisseutpasser au tamis de soie; on les met dans un vaseconvenable sur un feu très doux , comme cendreschaudes ou bain marie , jusqu’k ce que le tout soittrès liquide; .& pour faciliter cette liquéfaction, 011arrose les poudres avec un peu d’esprit de vin. Letout ainsi préparé, on le mêle & incorpore, en bras-sant bien le Cinabre, qui doit être aussi très subtile-ment broyé : Quand tout est liquéfié, & bien incor-poré ensemble, ce qui est l’ouvrage de quelques mi-nutes tout au plus , on fort la matière avec une spa-tule proportionnée h la quantité qu on en fait, onla porte sur une table ou de cuivre ou de marbre,sous laquelle est entretenu un feu modéré, pour em-pêcher seulement que la cire ne se fige trop tôt; ces
tables doivent être un peu graissées avec de l’huile' * - - -„
LARD. LARG. 1008
fait saler pour les usages de la cuisine. Les Rôtis-seurs en font des bardes ou le coupent en menuslardons pour en larder & piquer leurs viandes. LesCuisiniers & les Pâtissiers s’en fervent dans i’aprêt deleurs ragoûts & pâtisserie.
Les Lards de toutes fortes payent en France les droitsdHentrée & de sortie à raison de 20 s du cent pesant.
LARDER. Terme de Rôtisseurs & de Traiteurs-Cuisiniers. C’est mettre de gros lardons ou morceauxde lard dans le dedans d’une viande, ou la couvrira L’extérieur de menu lard ; ce qu'on appelle Piquer.
LARDOIRE. Instrument de bois ou de cuivre ,pointu d’un côté & creux de l’autre , dont on se sertpour larder.
LARDON. Petit morceau de lard long & étroitdont on larde ou pique la viande.
LARGE. Se dit par opposition a ce qui est long
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ait
„ Insiiftedeux petitesplaques de marbre dans une piéce d’étoffe. Le long est ce qui a le plus
d’ohve : on a ensuite deux pe tesp q ^ ^ U «rendue, I- Large ce qui en a moins : ainsi une
ou de cuivre q 8 _ iusquVce-qu elle étoffe peut avoir 30 aunes de long, quelquefois fur
faccmû: cSSSàte? onla moinsï’nne demi-aunede large; 1 1 r„L com-
it acquis ia 10 g _ £__ rrn’nn mêla nompareille, qui n’a qu’une ligne de large ,
a souvent 60 aunes de long.
II ne dépend pas des Ouvriers de faire les étoffeslarges ou étroites à leur gré. Ils ont des Réglemensfur lesquels ils doivent monter leurs métiers , & quifixent les portées, c’est-a-dire, les fils de la chaînede chaque espèce différente.
On appelle du Ruban large, celui qui a quatredoigts de largeur ; & demi-large, celui qui n’ena que deux. Voyez Ruban.
Large de Loi. II se dit dans les Hôtels desMonnoies de France, des espèces dont le titre estpíus haut que celui réglé par les Ordonnances. Voyezt Article suivant.
LARGESSE. Terme de Monnoie. C’est ce quise trouve d. plus dans les espèces au dessus de la loi& du titre permis par l’Ordonnance. Celle de 1554.
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coupe ensuite pour en former des bâtons, qu’onmarque a chaque bout ou fur un des côtés, du nomou du chifre de la fabrique. ,
II y a a Paris & dans différentes parties du Royau-me plusieurs fabriques de Cire , mais celle de Paris
est le plus en réputation.
Enfin la Laque qui est en usage en Médecine estle vrai Cancamum ) qu’on confond mal k propos, lesuns avec la Laque en bâtons dont on vient de par-ler, les autres avec la myrthe, & d’autres avec le
Benjoin ou le Terramerita.
Le Cancanum est une gomme que produit un ar-bre de moyenne hauteur, dont les feuilles font assezsemblables à celles du myrthe , & qui croît en quan-tité en quelques lieux d’Afrique , au Brésil & dansl’Iste S. Christophle. Cette gomme a cela de singu-lier qu’il semble que dans chaque morceau il y
a/miitre efféces de gommes comme liées ensem- . veut qu on n’y ait aucun égard, & qu’on n’en tien-? „ dr ba'-saitement distinctes. La première est pa- ne point compte aux Maîtres des Monnoies, lors-ss iLu . rp\\p rmi fuit est comme l’arcan- qu’k l’ouverture des boètes on trouve des denier
reille k Pambre , celle quiçon , une autre est de couleur de corne , & une qua-trième sèche & blanche ; c’est cette dernière qu’onnomme Gomme animé, & qui est celle qu’on voltplus communément a Paris , les autres y étant allezrares chez les Marchands Epiciers-Droguistes.
Le Cancamum fondu avec l’huile est bon pour lesplayes, pour appaifer la douleur des dents, où l’ondit aussi qu’il est propre ; il faut Rappliquer tel qu’iLvient de l’arbre.
La Traque de Venise propre à la teinture paye enFrance les droits d’entrée à raison de 1 6 , celle propre àla peinture 30 liv. le cent pesant , & pour ceux de sortie22 liv.
Les droits de la Douane de Lyon font de *7 liv. 2. f6 d- le quintal d’ancienne taxation , 2 liv. 10 f.6 d. de nouvelle rêaprêciation ; IO liv. pour les an-ciens quatre pour cent , & quatre liv. pour leur rèapré-ciation.
La Laque en bâton , plate , en oreille, & de tou-te forte , paye les droits d’entrée fur le piê de 5 liv.le cent pesant , conformément au Tarif de i66q ; &suivant celui de la Douane de Lyon 8 liv. 2 f 6 d,tant f ancienne taxation que d.’anciens quatre pour centdu quintal.
qu'a t'ouverture des Doctes on trouve des deniersplus forts de titre que ne portent les Réglemens.
M. Boifard dans son Traité des Monnoies , donton s’est souvent servi dans, ce Dictionnaire, prétendqu il se faut défier de ces sortes de deniers forts onde poids ou de titre, & qu’ordinairement ils fontfaits exprès pour surprendre la religion de la Courdes Monnoies & des Confeillers-Commissaires.
Ce qu’on appelle Largesse par raport au titre , senomme Forçage par raport au poids. Voyez Força-ge , ou f Article des Monnoies.
LARGEUR. C’est une des dimensions des super-ficies des corps, qui est toujours comparée avec lalongueur qui en est une autre.
La Largeur a moins d’étendue que la longueur :ainsi si dans une piéce d’étoffe, de toile, de rubanou de tapisserie, la Largeur est d’un pouce,d’une de-mi-aune, d’une aune, & ainsi suivant l’espéce demarchandise, sa longueur a quelquefois 5 aunes ,20 , 30, 60 , plus ou moins, conformément auxRéglemens.
La Largeur des étoffes & de tout ce qui se fabri-que sur un métier, & qui se mesure à l’aune , a lacanne, ou a quelque autre mesure des longueursque ce soit, se prend entre les deux lisières; &
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LARD. Graisse ferme qui est entre la peau & lachair de quelques animaux. O11 le dit particulière-ment des pourceaux , des baleines & des marsouins.Voyez ces trois Articles.
Le Lard fait une partie du commerce des Charcu-tiers qui le vendent en flèches entières ou en mor-ceaux, mais toûjours au poids & a la livre. Une
Le prix des étoffes k proportion de leur nature &de leur qualité, augmente ou diminue suivant leurlargeur.
Il y a quantité de Réglemens qui fixent la largeurde toutes les fortes d’étoffes d’or, d’argent, de foie,de laine , de fil, &c. Le principal est celui de 1669.On parle ailleurs A de celui-ci, & de tous ceux qui
flèche de Lard est une longue piéce de cette graisse ont été rendus depuis. Voyez Reglement,qu’on léye de dessus les côtes de Ranimai & qu'on LARGO. Terme barbare qui vient de l’Italien
star
dont