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1009 L A R. LAS.
dont ies Provençaux & quelques autres se serventdans les écritures mercantilles; il signifie Amplement.Je vous ai écrit Largo par íe dernier ordinaire fur lavente de mes velours, c’est-à-dire , Je vous ai écritau long, amplement.
LARIN. G’est également dans tout l’Orient, &une monnoie de compte & ùne monnoie courante ,l’une & Fautre de la même valeur , c’est-à-dire, de12 fols ( ou 20 fols en 1770.) monnoie de France,quoique pourtant la valeur intrinsèque du Larin es-pèce courante, ne soit que d’onze fois trois deniers(ou 19 .fols).
Le Larin , ainsi nommé de la Ville de Lar Capi-tale de la Caramanie déserte, où l’on en a d’abordfabriqué , est d’argent d’un titre plus haut que l’écude France. Sa figure est singulière. C’est un filrond, de la longueur d’un travers de pouce , de lagrosseur du tuyau d’une plume à écrire plié en deux,(k un peu applati pour recevoir Pempreinte de quel-ques caractères Persans ou Arabes , qui lui tiennentlieu du coin du Prince. II y a des Latins de diverscoins , y ayant plusieurs Emirs qui en font fraper.On donne pour le Larin depuis io? jufqu’a 108 ba-farucos, petite monnoie des Indes.
Quoique le Larin, comme on Fa dit ci-dessus ,ne vaille véritablement qu’onze fols trois deniers,il a cours pour 12 fols, & l’on n’en donne que 5pour l’écu de 60 fols de France. Cette différence de.3 fols 9 deniers vient, à ce qu’on dit, de ce que lesEmirs ou Princes Arabes, dans les Etats defquelsles nouveaux Latins font fabriqués, retiennent 9deniers par Larin pour leur droit de monnoyage :aussi ne voit-on plus guéres de vieux Latins, quifont toujours plus estimés que les nouveaux.
En Perse ils font reçûs fur le pie de 2-'- chayés , cequi revient à leur valeur intrinsèque de 11 fols 3deniers.
Huit Latins font un or ou hor , & dix ors font untoman de Perse, qui vaut 45 à 46 livres.
Le plus grand cours qu’ayent présentement lesLatins est dans tout le Golfe Persique, le long decelui de Cambaye , & dans quelques lieux voisins deces deux Golfes.
Autrefois qu’ils étoient reçûs par tout l’Orient,la monnoie de compte la plus en usage étoit le La-rin. On s’en sert encore dans tous les lieux où leLarin est une monnoie courante , & même dansquelques lieux des Indes où l’on ne voit plus de La-tins en espèces.
•* LARIX. Arbre qui donne F Agaric &la Téré-benthine. Voyez Meleze, qui est le nom qu’il porteen François. Voyez aussi Terebinthe.
LARME. On donne le nom de Larmes aux gom-mes & aux résines qui coulent des arbres fans in-cision. Les Epiciers & Droguistes les estiment plusque les autres, & les vendent toujours à propor-■ tion davantage. Voyez VArticle des Gommes.LARRE’S. Monnoie dont on fe sert aux Maldi-ves. Cinq Larrés font une piastre.
LARRON. Celui qui vole en cachette & avecsubtilité.
II y a dans le Commerce & parmi ceux qui l’exer-cent, diverses manières de s’exprimer, où l’on faitentrer le terme de Larron. On dit qu’il faut êtreMarchand ou Larron, pour dire, que vendre tropcher, est une eípéce de vol. Un marché de Lar-ron signifie un marché fur lequel il y a beaucoup àgagner. On dit auffi qu’il ne faut pas crier au Lar-ron , quand le Marchand donne fa marchandise àperte.
LASSET. Voyez Lacet.
. L ASSIS. Efpéce de capiton ou de bourre defoie. Voyez Capiton.
Lassis. On appelle auffi de la forte des étoffesde peu de conséquence faites de capiton.
Dittion. de Commerce. Tona. II.
LAS. LAV. T
LAST , ou LEST. Foyer. Lèth.' p r
LAST-GELT. C’est ainsi que fe nomme enHollande un droit qui fe léve fur chaque vaisseauqui entre óu qui fort, ainsi nommé de ce qu’il fepaye à proportion de la quantité de lest ou latì, quechaque bâtiment entrant ou sortant peut contenir. .
Ce droit eít de 5 sols ou stuyvers par lest en sor-tant , & de 10 sols en entrant ; fur quoi il faut re-marquer que ce droit étant une fois payé, le vaisseauqui Fa acquité , reste franc pendant une année entiè-re, c’est-à-dire, qu’il peut entrer ou sortir , A faireautant de voyages qu’il le peut ou qu’il le trouve apropos pendant douze mois, fans qu’il soit tenu d’au-cun autre payement du Last-gelt.
11 y aune section exprès pour la levée de ce droit,dans le placard, pour l’exécution de la nouvelle listeou tarif de Hollande de l’année 172?. 7x03^2 P Ar-ticle Résolutions et Placards.
Last-Gelt. Droit de fret qui fe léve à Ham-bourg fur les marchandises & vaisseaux étrangers,qui y arrivent ou qui en sortent.
L’article 41 du nouveau Traité de Marine & deCommerce conclu à Paris le 28 Septembre 1716.entre la France & les Villes Hanféatiques, déchar-ge nommément de ce droit, fous quelque nom qu’ilpuisse s’exiger , les vaisseaux François qui vont tra-fiquer à Hambourg. Voyez Villes Hanseatiques,à la fin de P Article.
L ASTRE BLANC. C’est ainsi qu’on nomme àSmyrne les carreaux de verre qui s’employent envitrages. Le Lastre blanc paye à la Douane decette Ville les droits d’entrée, à raison de 25 piastresla caisse.
II y a auffi du Lastre de couleur; celui-ci paye juí-qu’à 30 piastres.
LATTE. Meíure dont on fe sert pour l’afpentagedans quelques endroits de la Guyenne. Elle est plusou moins grande suivant les lieux. Voyez P Article deP Arpent âge.
LATTES, qu’on écrit auffi L ATES. CeTontcertains morceaux de bois de chêne, 'minces,'longs& étroits, refendus suivant leur fil, en formé détringle ou régie, qui s’attachent de travers fur leschevrons du comble des maisons, pour y accrocherles tuiles, ou pour y clouer- les ardoises.
Il y a de deux sortes de Lattes ; Tune appelléeLatte quarrée, propre pour les tuiles ; & l’autre Lat-te volice, destinée pour les ardoises.
Les Lattes quarrées doivent avoir 4 pies de longfur 1 pouce 9 lignes ou 2 pouces de large , & 2à 3 lignes d’épaisteur. Elles fe vendent à la botte,chaque botte composée de ço Lattes.
Les Lattes volices doivent auffi avoir 4 piésde longueur fur 4 à cinq pouces de large , & 2 à3 lignes d’épaisseur; chaque botte contenantLattes.
Les Provinces d*où l’on tire le plus de Lattes,tant de l’une que de Fautre efpéce, pour 1 la fourni-ture de Paris, font la Champagne, la Bourgogne,la Brie, la Picardie & la Normandie : il en vientauffi beaucoup de Lorraine.
II y a une forte de bois de sciage qu’on appelleContre-latte. Voyez Chene.
Les Lattes payent en France les droits d’entrée ctraison de 6 s. le millier en nombre , & les droits de sor-tie sur le pié de 18 s
LAVADEROS, en François •LAVOIRS. Cefont des lieux dans les coulets du Chily & dansquelques Provinces du Perou, où fe fait le lavagede certaine efpéce de terre où fe trouve de For. IIn’y a qu’à laver, n’y ayant ni pierre ni caillou à rom-pre. On appelle auffi Lavaderos les bassins où fe faitce lavage, qui font d’une figure oblongue, & assezsemblables à celle d’un soufflet à forge. Voyez Or.
LAVAGE. Façon que l’on donne au hareng
V u blanc,