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LEU. LIA»
Levier, pour donner de la force a la pesée.
LE U W ED A ALD ERS. Monnoie d’argent quise fabrique exprès en Hollande pour le Commercede Smyrne. Ils valent 42 fols monnoie couranted’Amsterdam. Les pièces de 28 fols de la même fa-brication font auíìì destinées pour le Levant, où lestrois font reçues pour deux LeuWedaalders. Voyez,Leondaller.
-j- LEY, forte de Vanille, qui est la marchande ,ou de bon aloi. Voyez. Vanille.
•f LEZARD. On estime extrêmement dans lesIstes de l’Amerique le vrai bois Lézard , parce qu’ilest d’un excellent usage , soit a couvert au dedansdes bâtimens , soit exposé a l’air aux injures des fai-sons. On s 1 en sert fur-tout a couvrir les toits desmaisons, après savoir travaillé en façon de bar-deau , qu’on nomme autrement ejfentes dans toutePAmerique Françoise : ou bien en fourches,po-teaux , planches & autres manières , suivant les be-soins. II croît fort gros ; fa base ou pié est partagéen plusieurs consoles ou cuisses, qui lui fervent com-me d’arcs-boutans, & le tiennent ferme contre lesplus terribles ouragans ; on trouve le plus souvent
3 ue son cœur est gâté , mais les branches saines dé-ommagent de cet accident. Ses feuilles font bel-les , bien vertes, en grande quantité, à cause quesor chaque queue elles sont attachées trois a trois ,l’une droit au milieu & les autres posées en croiso-re ; leur figure est ovale oblongue, a cela près queses extrémités font pointues. II porte pour fruitune. efpéce d’olive dont l’écorçe est d’abord trèsverte, unie, lissée & mince ; ensuite elle devientviolette lorsqu’il est mûr : sa substance est molle ,aqueuse, d’un goût amer, d’un violet tirant sur lenoir ; il n y a au dedans qu’un noyau dur qui con-tient quelques petites amandes.
Le nom de bois Lézard lui a été donné, par-ce que les gros Lézards fe trouvent souvent des-sus ses branches, où l’on va les prendre aisément avecdes baguettes au bout desquelles on attache un- nœud coulant, qui les saisit par le milieu du corps•fans qu’ils osent s’enfuir à cause des chiens qu’ilsvoient en bas, tout prêts à les dévorer s’ils venoientà descendre ou a tomber.
II y a un autre bois Lézard, qu on appelle enIndien, Talouman,ôz bâtard, pour ie distinguer del’autre, lequel est incomparablement meilleur ; ce-pendant celui-ci n’est pas a mépriser , parce qu’il estbon a bâtir & k brûler. * Defcript. des Plantes deî Amérique par le P. le Breton , Mem. de Trévouxan. 1732. p. 1803.
LEZION. Perte qu’on souffre en achetant ouen vendant une chose. La Lézion outre moitié,c’est-a-dire, la perte que soufre un Acheteur , quandil a été trompé au-dela de la moitié de la juste va-leur de ce qu’il a acheté, est ordinairement un moyende droit pour se faire restituer contre un contrat.Voyez Contrat.
LIAGE. Terme en usage dans les moulins où le fa-brique la poudre a canon: il signifie l’union des troismatières qui entrent dans la composition de cettepoudre. Le Liage fe fait en arrosant de tems en temsces matières avec dé l’eau, a mesure qu’elles se broy-ent & se mêlent dans les mortiers par la force des pi-lons de fer qui y tombent; & il est parfait quand el-les sont réduites en une efpéce de pâte. II mut ordi-nairement vingt heures pour cette opération, pen-dant lesquelles il faut quatre arrosages. Voyez P Articlede la Poudre.
LIAIS. Les Tisserans & autres Ouvriers qui tra-vaillent de la navette, fe fervent de longues trin-gles de bois, auxquelles ils donnent le nom de Liais.Ce sont les Liais qui foûtiennent les lisses; & deslisses & des Liais sont formées ce qu’on nomme lesLames. Voyez LAME.
DiPlion. de Commerce. Tom. IL
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Liais. C’est aussi une efpéce de piërré détail-lé très dure , qui prend assez bien le poli, & quirésiste au feu. Les carrières d’où l’on tire lé Liais ,sont assez près de Paris, du côté des Chartreux. IIy en a aussi a Maison entre Charenton & Creteii ;mais la pierre n’en est ni si dure ni si belle. Voyez
pj£ RE -
LIAMAS. Voyez LLAMAS.
LIANNE A'SANG. Plante qui croît dans les IstesAntilles Françoises, dont On fe sert pçur teindre enrouge. Voyez P Article de la Pourpre.
LIARD. Petite monnoie de France qui vaut troisdeniers.
II y a en France deux fortes de Liards, les unsde pur cuivre , & les autres avec quelque mélangede fin. Ces derniers, dont il ne fe fabrique plus, n’ontcours que dans le Lyonnois & dans le Dauphiné. Ily en a de diverse fabrication , comme de Chambery,de Dombes, d’Orange & d’Avignon. Les premierstiennent de fin un denier dix grains , les autres troisgrains de moins.
La fabrication des Liards de cuivre n’a commen-cé en France qu’en 1654. Elle fut ordonnée parDéclaration de Louïs XIV. du 1 Juillet de la mêmeannée.
Ils surent appellés dans la légende d’écusson Liardsde France, pour les distinguer des petits Liards donton vient de parler. La Déclaration porte, Qu’iis se-ront fabriqués de cuivre pur , & fans mélange defin, k la taille de 64 pièces au marc , au remède dequatre pièces, le fort portant ie foible le plus éga-lement que faire fe pourra, pour avoir cours pourtrois deniers pièce.
Ces espèces furent réduites k deux deniers,quatreans après, par Lettres Patentes du 4 Juillet 16(8.mais enfin ils ont repris leur ancien prix depuis 1O94.qu’il en fut ordonné une nouvelle fabrication, & lesanciens remis k trois deniers.
Lorsque les Liards commencèrent k avoir coursen France, l’ufage s’établi t d’appelier Deux Liardsla moitié du fol tournois , qûoiqu’il n’y eût pointalors d’espèces de cette valeur. Depuis on en a fa-briqué dans quelques Monnoies de France ; & l'E-dit de 1709. en ordonne la fabrication dans cellesd’Aix, de Montpelier , de la Rochelle, de Bour-deaux & de Nantes, jufqu’a la concurrence de deuxmillions de marcs paílés de net en délivrance. Cespièces font, comme les Liards de cuivre, fans aucunmélange de fin, de 40 au marc, au remède de troispièces par marc , le fort portant le foible.
Outre les Liards de cuivre de France, il y en âplusieurs de fabrication étrangère ; entr’autres ceuxde Bouillon de 1681. de Lorraine de 1700. & 1708.& ceux de Montbeliard de 1712. &c. Les doubles deBouillon, de Dombes & autres semblables, ont aufficours sor le pié de trois deniers , quoiqu’ils ne soientpas de véritables Liards.
II y a auffi des Liards de Savoie, qu’on nommeLiards k la grosse Echelle , qui sont des espèces defols qui tiennent un denier six grains de fin, & d’a ti-tres où il y a un E & une F , qui n’en ont qu’undenier deux grains.
LIASSES. On nomme de la forte dans le com-merce de la filasse de chanvre que font les Marchandsde fer de Paris, les petits paquets dont font com-posées les grosses bottes de cette marchandise. Voyez.Chanvre.
LlBAGE- Morceau de pierre de taille moindreque les carreaux. Le Libage se vend a la voie. Unevoie doit avoir six a sept morceaux de pierre ; lequart de voie , un ou deux. Voyez Pier.r.e.
LIBBY. Sorte de lin que les Habitans de Min-danao, grande Iste des Philippines , que les Espa-gnols n’ont encore pû assujettir, cultivent avec'grand soin A en grande quantité, plus pour et** X x 3 faire