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point, pour en tirer de l’argent, s’il en a.On diroit que ces Enfans prodigues d u Par-nasse en veulent aliéner le domaine : ils don-nent l’immortalité au plus offrant ; & un bre-vet de demi-Dieu va seulement pour un habitde drap de Hollande. Ce qui console les hon-nêtes amis des Muses, est que ces lâches Es-crocs ne réussissent pas toujours , & qu’on se
Î lasse bien mieux de leurs louanges , que de’argent qu’ils demandent. Les Grands mê-mes , fans que ces Messieurs se puissent plain-dre , ont trouvé l’adresse de ne leur rien don-ner. Les uns leur disent, Apollon vouì ajjl-Jle , les autres leur font civilité, & les recon-duisent jusques à la rue , c’est-à-dire, les met-tent hors de chez eux. II y en a même quileur rendent encens pour encens., Pas un neles retient à dîner ; & cela désespéré Monsieurl’Auteur. Car lui qui s’imaginoit ce jour-là,manger de l’entremets, ou se faire traiter opu-lemment dans quelque bon cabaret aux dé-pens du Seigneur libéral, est contraint de s’enretourner dans son petit bouge, plus pauvrequ’il n’étoit- de ce qu’il a dépensé à couvrirson Livre de Vélin, ou de Maroquin, pestanttout son saoul contre le Siécle & les mœurs,ou contre la destinée, selon qu’il est Orateur,ou Poète.. J’oubliois à vous dire, Guillemet-te, que les Auteurs font quelquefois payez enla même marchandise qu’ils ont débitée, &qu’ils ne recueillent. d’autres fruits de leursfleurettes, qu’Epître pour Epître , ou Sonnetpour Sonnet. En cela, les grands Seigneurscroyent faire comme Auguste, (n) mais on
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00 Second Empereur de Rome. II aima les bel-les Lettres & fit dn bien aux gens de mérite. Ci-céron l’a encensé , Virgile L Horace ont ebanté ses
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