b e Louange. 209
Souverains, qui ont tenu à gloire d’être de íàCour. Pour quitter votre métaphore & par-ler sérieusement, prétendez-vous nous persua-der que vous n’étes pas né à l’éloquence, vousqui avez une source de pensées & une Mined’or plus inépuisable que ne sont les Indes,une imagination à qui toute la Nature sembleêtre présente, & une mémoire ample & va-ste , où des Bibliothèques entières peuvententrer ? Si vous aviez envie que nous vouscrussions, il falloit vous taire. Eadcm epifto-la U Jìudere te , U non Jìudere stgnificat.JEnigmata loqtior ita plana > donec dijïincìiusqnod sentie , enuntìem , negat enim te Jìude-re , sed est tam polita qua nisi à studente nonpotest scribi. Aut es tu super omîtes beatití :Jì talìa per de/ìdiam tst otium persteis.
Ce Latin est venu bien à propos au secoursde mon François. Ne vous étonnez point d’u-ne si longue allégation, je ne pouvois vouspayer une si grande dette, fans faire de grandsemprunts. Si vous voulez que je vous satis-fasse du mien, ne me demandez que de l’af-fection ; je n’aurai que faire d’en emprunterde personne, & vos désirs iront au delà del’infini, si le partage que je vous en ferai nevous contente pleinement. Cela veut dire,Monsieur, que je fuis de toutes les puissan-ces de mon ame.
Votre très-humble, &c.
A MADEMOISELLE * *
Sur ce qu’elle avoìt mandé à Costar , qu’ellefai .
soit un coup hardi de lui écrire.
Yf Os coups hardis, Mademoiselle, sont descoups sûrs. On n’a pas la Force de s’endéfendre , ni le courage de les repousser. Ils
chatouil-