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Tome premier.
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Satiriques. zrz

de meilleure occupation ? II me semble vousavoir ouï dire que vous tiriez en volant : quene vous adonnez-vous à cet honnête exerci-ce? II n’y a point de Merle quelque maigre& dur qu’il íoit, qui ne vaille encore mieuxque toutes vos Missives. Que-maudite soitl’Epitre prétendue vôtre, (toute belle qu’elleest) puiíqu’elle vous a donné l’envie de tra-vailler en Vers ! Quel si grand mal vous avoitfait la Raison, que vous la voulussiez égor-ger en plus d’une sorte ? Ne vous suffisoit-il pas d’être incompréhensible en Prose ? Peut-être parce que vous aviez ouï dire que la Poé-sie est le langage des Dieux , vous avez cru

J ue les hommes n’y dévoient rien entendre.

e vois bien que vous ne savez pas que laprémiére qualité d’un Ecrivain, c’est d’êtreintelligible. L’Exemple du T. R. P. L. M. D- TrhRe-L. C. D. ne devroit-il pas vous instruire ? II vercniest fans comparaison plus supportable que p Jï e . *vous, il a mille belles raisons qui deman-r'^™dent pardon d’assez bonne grâce pour sesgalimathias , & pour ses cacozeles. On entend j e s us .pour le moins le quart de ce qu’il veut dire , J& néanmoins vous voyez que parmi les hom-mes raisonnables , les uns le bernent, les au-tres en ont pitié comme d’un esprit dévoyé,

& qu’il n’y a que les Clercs du Palais, lesEcoliers, quelques sots Moines, & quelquesfemmes qui l’eftiment. Voilà ce que c’est dene point vouloir parler comme les autres par-lent. C’est grand dommage que vous n’êtesVenu du tems des Sibylles, & des PhilosophesEgyptiens, vous eussiez fait des Enigmes, desLogogryphes, des Discours mystérieux , &hiéroglyphiques. Votre beau don d’obfcuritévous auroit mis en crédit ; mais ce tems n’estplus. On ne trouve plus de Devins, notreO 6 Siècle

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