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Tome premier.
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358 Lettres

peu plus élevez que les vôtres, ont causé àvotre timide courage tous les emportemensdont vous avez fulminé contre moi ; mais,Monsieur, je luis en querelle avec ma pensée,de ce qu’elle a rendu ma satire plus piquanteque la vôtre , quoique la vôtre soit le fruitde la sueur des plus beaux génies de l’Antiqui-té; vous devez vous en prendre à la nature& non pas à moi, qui n’en puis mais, carpouvois-je deviner que d’avoir de l’efprit c’é-toit vous offenser? Vous savez de plus que jen’étois point au ventre de la jument, quivous conçut, pour disposer à l’humanité lesorganes & la complexion qui concouraient àvous faire cheval. Je ne prétends point tou-tefois que les véritez que je vous prêche re-jaillissent sur le corps de í’Université (cetteglorieuse Mère des Sciences ) de laquelle sivous composez quelque membre, vous n’enétés que les parties honteuses. Y a-t-il rien.en vous qui ne soit très-difforme ; votre amemême est noire à cause qu’elle porte le deuilde votre conscience, & votre habit sert de pe-tite oye à votre ame. A la vérité je confes-se qu’un chétif hypocondre, comme vous, nepeut obscurcir l’eífime des gens doctes de vo-tre profession; & qu’encore qu’un ridicule or-gueil vous persuade que vous êtes habile pardessus les autres Régens de l’Université ; jevous proteste, mon cher ami, que si vous êtesle plus grand homme en l’Académie desMuses, vous ne devez cette grandeur, qu’àcelle de vos membres, & que vous êtes leplus grand Personnage de votre Collège, parle même titre que Saint Christophle est le plusgrand Saint de Notre-Dame. Ce n’est pas quequand la fortune & la justice seront bien en-semble , vous ne méritiez sort d’être le p tines