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Tome premier.
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DE CRIÏIUR Z75

Sous de la toile d’or le plâtre de ta chambre.

11 faut quitter ces jardins toujours verds,

Que h haleine des fleurs parfume de Jon ambre,Et qui font des Printems au milieu des Hivers.

Cet ambre de fleurs est un excellent par-fum, & ces trois Vers-là valent bien ceux-ci.

fleque harum quas colis ArborumTe prater invisas Cuprejfos ,

VUa brevem 'Dominmn sequetur.

Néanmoins ce brevk ïïominw, Maître depeu de jours, ces Cyprès odieux & la céré-monie des funérailles des Anciens , touchéedélicatement méritent beaucoup de louanges.

C’ejì en vain que loin des hasards,

Où courent les enfans de Mars,flous laissons reposer nos mains N nos coît.rages.

Et c’ejì en vain que la fureur des eaux,

Et l’insolent Borée, Artisan des naufrages,

Font à t abri des vents retirer nos Vaisseaux.

II y a quelque ambiguïté dans les trois der-niers Vers de cette belle Stance. On pour-roit croire de la forte que le Poète s’exprime,qu’il voudroit seulement dire,qu’il ne sert de rienpour notre conservation que la tempête fasse re-tirer nos Vaisseaux dans le Port : au lieu de dire,que c’est en vain que nous évitons les dangersde la Mer , auffi bien que ceux de la Guerre*& que la crainte des vents & des rochers nousempêche de nous embarquer. Et puis cet «r-solent Borée, Artisan des naufrages , semble

un peu