Z7§ Lettres
un peu trop insolent ; & il seroit mal aisé tictrouver rien qui favorisât cette expreílion.
Nom avons beau nous ménager ,
Et beau prévenir le danger.
La Mort tiest pas un mal que 1e prudentévite.
II ìi’eft raison, adrejje, ni conseil,
Qui nous puijse exempter d’aller où le CocyteArrose des Fais inconnus au Soleil.
Cela est dit agréablement ; la Mort n’estpoint du nombre des maux, que la prudenceapprenne à éviter : la finesse non plus que lesprésens ne servirent de rien à Prométhée pourse sauver des Enfers. La pensée suivante estbien tournée : II n’ejì raijòn , ni conseil quinom puijse exempter d’aller en ce triste lieu,que le Soleil ne connoìt pas , N qui ejì arro-Jé par le Cocyte : Cependant quoi qu’en dise.Monsieur Mainard , les Habitans de cet en-droit ont leur Soleil , & leurs Etoiles ; & s’ilen faut croire le Roi de cette Région si dé-criée , la lumière y est encore plus pure queparmi nous; & le Soleil des Champs Elyséesest plus admirable & plus digne d’arrêter lesregards, que celui qui se leve sur notre Hé-misphère.
’ Amijsum ne crede diem , snnt altéra nobkSidéra, sunt orbes alìi , lumenque vìdebisFurius , EJyfîumque magis mirabere Solm.
Le cours de nos ans ejì borné,
Et quand notre beure aura sonné,
Clotun ne voudra plus grojjìr notre fusée..
C’ejî une loi , non pas un châtiment,
Que la nécessité qui nous ejì imposéeDe servir tle pâture aux vers du Monument.
Tout