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Fulminât Fuphratem bello , viBorque vileniesPer Populos dot Jura, viamque ajfefiat Olympo,
Nous ne lisons point que le Poète Latinfût tombé dans la disgrâce de l’Empereuc pouravoir commis une insolence semblable à cellequ’on me reproche ; & afin de n’aller pas tou-jours chercher lì loin des exemples , ni l’His-toire, ni la Tradition ne nous ont appris queHenri III. desaprouvât la familiarité de Pibrac,qui s’avisa de conclure ainsi son Poème dela Vie rustique :
Ces Vers je composois au lieu de ma naissance,Plein d’honnête loisir, lorsque Henri de France,Fils b Frère de Roi , x-f ? honneur des Valois,De cent canons battoit les murs des Roche lois.
Après cela, Monsieur, n’étant pas plus cou-pable que ces deux célèbres Auteurs , seroit-il
Í loisible que je fusse plus malheureux ? Je nee crois pas, & je serois fort trompé si vous enjugiez autrement. Quoi qu’il en arrive, j’aiune si parfaite déférence à vos sentimens, que,quelque rigoureuse sentence cjue vous pronon-ciez contre moi, je fuis résolu de la subirsans murmurer, & de ne laisser pas perdrecette favorable occasion de vous témoigneravec quelle soumission je suis,
Monsieur,
Votre très-humble , &c.