3 96 Lettres ■ di
Que direz-vous, Madame, de cette hyper- tre verttbole fur le chapitre d’un Prédicateur. Qzian- vie de r
te volte m’è risonata ail’ orecchie la canora pfe pc
tromba dè suoi sermon! ? ail’, or a pià brevì , mépris.
che sono pià lunghi. Comment vous pouvez- Ciel, d
vous imaginer que des sermons, quelque beaux po «á
qu’ils puissent être , ne soient jamais plus tarirai
courts que lorsqu’ils font les plus longs ? vida i
Un Ancien a dit des Harangues d’un Orateur stefoi
Grec, _ que les plus longues étoient toujours magriin
les meilleures : mais il ne s’est pas avise de â wj
dire qu’elles étoient les plus courtes. L’hy- iìfa?,
perbole est une figure qui méprise la vérité; «o«ra
mais qui ne méprise pas la Raison ; ou plû- Thfritt
tôt, comme a dit un célèbre Rhéteur, qui vous (
entreprend d’arriver à la Vérité par le men- qui ne
longe, mais non pas par une apparente con- te.tradiction. Voie
Ce qu’il ajoute est très-beau : Ses sermons coi»ne íònt jamais plus pleins de douceur , que d’aiîez
quand ils menacent & qu’ils effrayent davan- jtogî,
tage. Pieni di dolcezza pià adora , che più «r ws
víbratt fubnini di fyavento. gt iti ■
11 dit de bonne grâce au Cavalier Marin fur cast m
le sujet de l’Adonis , qui fut tué à la chasse smt «
par un Sanglier : Souvenez-vous de purifier évité r
ce Poëme de toutes sortes d’ordures, afin qu’il nefh
évite les censures d’Italie ; & qu’Adonis ne leufe r
soit pas réduit à mourir une seconde fois, & au çor
plus cruellement, qu’il n’est mort la premié- Íí:kre dans vos Fables. Cl? egli non babbia da son bmorir più inselicemente , la seconda volt a, con à
qnejìe serite , che non sece la prima , con quel- ecmplile altre, che savolosamente da voi saranno tion d<cantate. _ ^ Ile à
Et sur ce que ce Poète avoir fait une lon-gue apologie contre ses Calomniateurs, il luiparle ainíi: Vous avez trop ravalé en cela vo-tre
traiter
doivent
pouvoir