de Morale. 29
ferez à moi-même des leqons à mon tour ; enattendant, iaissez-moi croire que les divertis-
r ~—ns du Village valent mieux que ceux de
a choses. Quand je fuis dans l’occasion des® ttjw grands plaisirs , je les goûte, je les ménage ;
. vw ■ hors de là je ne les trouve pas seulement àÍS dire. 11 y a un Philosophe dans Diogene Laér-s pat ce ? q U i n'elì peut-être pas de votre comtois,vousiî’e sance, & qui le mériteroit bien pourtant. On« l’avoít mené à une Foire, où il voyoit uneinfinité d’excellentes Statues, de Peintures,fíní d’Orfévreries, & de toutes sortes de raretez ;m à® feule pensée qui lui vint sur tout cela,„ c’est qu’il admira qu’il y eût tant de choses au
tétanie monde, dont il n’avoit que faire , & qu’il
s, & p ne délìroit point. Il s’estima davantage de
anslaqvi mépriser tant de richesses, qu’il n’estimoit
mijuilH ceux qui les possédoient ou qui avoient le mo-
‘(íj’ííIÍ yen de les acheter: & en effet, l’indêpen-
fii! difc dance est une marque de supériorité ; & avoir
Ftaqm besoin de peu , c’est ne dépendre presque de
ítpiittte rien ; je ressemble à cet honnête homme, dont
H je rends grâces à Aristote & à Saint Thomas ;
w Oui a Tite-Live , & à Virgile ; faites-en état pour
l'PO" l’amour de moi , & quelque jour vous ferez
laiiìió plus d’état de moi pour l’amour d’eux ; &ce
íe repuft vous fera plus de satisfaction que je fois, com-
nsspa- me je le suis,
ífCOllt»
S, iloft if»
Monsieur,
ei MSB
«ai, i.al inter-
Votre très-humble, &c.
Bl
On