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s’abaisse à la taille & à la mesure de ceux quisont au dessous de lui, se contentant de l’a-vantage qu’il a sur eux ; & jugeant que s’iivivoit d’une autre faqon, il leur feroit odieux,& aussi fâcheux à peu près que le font ceuxqui vantent leurs forces & leur vigueur de-vant des personnes atténuées de maladie, ounaturellement infirmes.
II ne va pas volontiers aux lieux où ilfaut qu’il cède la préséance, s’il n’y est con-vié par un devoir indispensable, ou par unbesoin pressant.
On le prendroit pour un de ces paresseux,& de ces oisifs , qui fuyant la peine remet-tent toujours les affaires au lendemain, tantil est lent, tant il est pesant, & difficile àébranler, à moins qu’il ne soit excité au tra-vail par l’espérance de la gloire, ou par l’im-portance de faction qu’il entreprend.
• II fait peu de choses, mais toutes grandes& éclatantes.
II aime & haït tout ouvertement, & nes’en cache point, car il ne craint rien.
En quoi que ce soit, il préféré la vérité àl’opinion & à l’apparence.
II dit & fait toutes choses hardiment & auxyeux de tout le monde, fans appréhender cequ’on en dira.
11 est toûjours véritable en ses promesses,& en toutes ses paroles, si ce n’est quand il‘parie de soi-même , s’abaissant par civilité, &refusant modestement les louanges d’une Com-mune qu’il n’estime pas.
II n’est pas propre à vivre auprès d’un pinsgrand que lui, s’ii n’est son ami ; car il n’estpoint d’humeur servile, & n’est pas capabled’une basse complaisance. V
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