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Tome second.
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so Lettres

Il n’est pas grand admirateur, car il ne trou-ve rien qui mérite d’étre admiré, qui le sur-prenne , qui l’étonne, qui lui paroisse étran-ge & extraordinaire.

II oublie facilement les injures, il a l’amehaute & relevée ; il ne s’abaiffe pas aisément,jusqu’à penser au mal que ses ennemis lui ontvoulu faire, & trouve bien plus digne de soncourage de le mépriser.

II ne parle guères des hommes de quelquefaçon que ce soit, & on ne le volt pas sou-vent entretenir les Compagnies, de ses ac-tions non plus que de celles des autres. Ouïrmédire n’est pas un de ses plaisirs, non plusque de s’entendre louer. Et de son côté, s’ildonne des louanges, ce n’est qu’à petite me-sure ; & s’il blâme & décrie ses ennemis, cen’est qu’en leur présence, & pour leur faireune insulte , & les charger de confusion.

11 n’est pas d’humeur à fe plaindre des pe-tites choses qui lui manquent, quelque néces-saires qu’elles lui soient, ni moins encore deles demander ; car il ne les désiré que foible.-ment, & la peine de prier passe le plaisirqu’il auroit de les posséder.

Quelque infruétueux q.çe soit l’honnête, ille préféré à futile ; car r! est content de soi-même, & se possédant, il possède tout.

Son marcher est lent sa voix est grave ;& son parler ferme & posé n’est jamais trophaut ni trop éclatant! Car cesse précipitation& cet effort n’est pas d’un homme qui ne s’é-meut point, & qui n’attgche prefqu’a rien sonaffection. r

Voilà', ^Monseigneur; la, peinture d u Gêné.reux ; & dn 'Magmmimí , de la main ,& dela faq'dri d’un excellent Peintre, à'Tp.níaNa-ture s’étoit apparue toute dévoilée, elle quiù v s’enve-