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Tome second.
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Lettres

A MONSIEUR DE* * *.

Sur les opinions vulgaires.

J E demeure d’accord avec vous, qu’il y apeu d’opinions populaires que je voulusseapprouver ; mais je vous avoue aussi que jene les condamne pas toutes. Voils trouvezétrange ce que l'on dit ordinairement qu unenfant qui a plus d’esprit que son âge n’enprometfoit, ne sauroit vivre long-tems. Jeveux croire que la perte que l’on en fait,étant plus sensible, on la remarque mieux,& on s’en plaint davantage. Ne difons-nous

f ias auffi que c’eít toujours à une partie ma-ade que l’on nous heurte, parce que nousne prenons pas garde quand on nous touche,à celles qui ne nous font aucun mal ? Ce-pendant on peut dire que plusieurs grandsHommes font d’un sentiment que vous ap-peliez vulgaire. Considérez la réflexion quefait Quintilien fur ce sujet. Après avoir par-lé des belles qualitez d’un fils qu’il venoit deperdre : Nom voyons d’ordinaire , dit-il, quece qui meurii trop promptement, se corrompsbien-tôt , fy qu’il ne peut durer autant quenom le souhaiterions. U y a je ne j'ai queUeenvie du Dejìin qui coupe précipitamment lesgrandes espérances que l’on a conçues, lisent*ble qu’il craigne que ï homme ne £ élève audejjm de sa condition ,, b qu’il ne pajse lesbornes qui lui font \ prescrites. Sénéque parlepeu dîïéremment fur cette matière. Si vousavez oublié ce qu’il dit en consolant Mar-cia, je consens à vous le rapporter, puisquevous n’avez pas vos Livres à la campagne.

Quoi,