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ìasitt. Et une autre fois une Dame, dontvous savez le nom & la maison, étant venuelui demander pardon pour un de ses Fils,qui s’étoit emporté contre lui fur un sembla-ble sujet, n’en put tirer que cette réponse :J’oserai vous dire , Madame , que vous êtesune fort mauvaise Mère, vous avez pris toutle bon sens toute la conduite pour votas.,à n eu avez point laisse à vos enfans. 11 nesera pas mal a propos d’ajoûter à l’exempled’un Chancelier, celui d’un Premier Présidentde la Cour des Pairs. Un Conseiller de ceParlement, soupçonné d’étre d’une race deJuifs, & même de ceux qui avoient crucifiéNotre Seigneur, ( car ce lui eût été de l’hon-neur d’être descendu de Nicodème ou de Jo-seph d’Arimathie, ou de quelqu’autre de cesbons Israélites ) étant venu chez Monsieur deHarlai, tout exprès pour le fâcher, asm d’a-voir lieu de le récuser en une affaire dont ildevoit être Juge, choisit toutes les parolesqu’il crut être,les plus propres à ce dessein;mais elles n’eurent point d’effet, & ce sagehomme le reconduisit à la porte, joignant lesmains, haussant les épaules, & lui disant seu-lement, Jésus Maria. Et si-tôt qu’il se futdéfait de son Importun, il dit à ceux qui setrouvèrent auprès de lui : Vous me blâmezpeuUttre d'avoir eu trop de patience , U vousne songez pas que je ne pouvois faire plusde dépit à un Juif que de lui parler souveìttde Jésus U de Marie. Voilà, ce me semble,une belle maniéré de se venger. Ces honnê-tes gens se possédoient bien parfaitement dansun tems où les autres ne font point à eux,& semblent être possédez des mauvais Dé-mons. Le feu qui leurmontoit à la tête étoitun feu íàns funjée dont la flamme étoit touteE 4 pure.