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Tome second.
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de Conseil. 107

iement cet ennemi commun, & l’envoya re-conduire en cérémonie. Qu’en dites - vous,Monsieur ? Ne vous semble-t-il pas aussi bienqu’à moi, qu’il méritoit que quelques jeunesGaillards d’Athénes le vinssent quereller degayeté de cœur toutes les-nuits qu’il feroitobscur , & qu’ils se trouveroient fans flam-beau? Pendant que Monsieur le Duc d’Or-leans étoit à la Cour de Bruxelles, un de sesGentilshommes fit appeller le Duc de Marsequi étoit alors auprès de l’Archiduchesse. CetAppel fit du bruit, & cette Princesse qui eneut connoissance les fit venir chez elle, & lesfit embrasser en fa présence. Ce Duc pourtémoigner qu’il n’avoit plus rien sur le cœur,& que comme bon Chrétien il s’étoit réconci-lié de bonne foi, choisit le plus beau Che-val de Naples qu’il eût dans son Ecurie, &en fit présent à ce Gentilhomme Franqois.Un de ses amis qui avoit envie d’en avoir un dcmême prix, alla dès le lendemain faire unequerelle à ce libéral Ennemi, & lui dire qu’ille vouloit voir I’épée à la main. Ce qui enarriva ne fait rien à notre propos, & vouscroirez bien, fans que je vous le dise, quel’affaire se passa sans effusion de sang. Maisje vous demande si un homme de cette hu-meur eût été du tems de Periclès, à votreavis eût-il manqué de faire ce que je disois ?Pour revenir à notre sujet, après une longuepromenade, & pour conclurre ce discours,vous avez fait sagement, Monsieur, de mé-priser les vains & ridicules efforts que votreEnnemi a faits pour vous offenser. Néanmoinsquoi qu’il vous ait manqué, il est certain pour-tant qu’il vous a visé & qu’il a tiré sur vousplusieurs coups, quoi qu’ils n’ayent pas faussévos armes, & que même ils n’ayent pas porté£ 6 jusques-