i2§ Lettres
On rien attend, pas moins des saints embras-semensi
De ces adorables Amants.
Que fie p en fait bon gré , la Reine Anne cPAu-triche s
Et qtfiis en trembleront £5? le Maure , £ç? hTurc ,
Mais ce diable de mot , loin d’être rime riche,Car les François n’ont point de rime en tire,Meji pas même rimable ,
Ceji pourquoi trouvez bon,
0 Satrape le plus aimableDe tous les Courtisans de Louis de Bourbon,Que je quitte les Vers, & vous écrive en ProsePlut propre à dire toute chose.
Paris est comme il étoit, lorsque vous enêtes parti. Pour une personne raisonnable,il s’en trouve cent mille qui ne le font pas.Les enfans de Paris ont le haut du pavé enì’absence de la Cour, & contrefont le mieuxqu’ils peuvent Messieurs du bel air. II n’y aguères de quartier, qui n’ait quelque Poète,bon ou mauvais, ni de maison un peu raison-nable , où il n’entre par jour plus de douzemédians plaisans, ou diseurs de rien. Lamienne est toûjours celle de France , où l’ondit le plus de coyonneries, & où vous avezle plus de pouvoir. On y boit souvent à vo-tre santé, & d ’Elbene vous trouve fort à diredans nos petits repas de pièces rapportées.Pour moi, je vais en empirant. J’ai milledouleurs, ou plutôt mille légions de diablesdans les bras & dans les jambes : & en cetétat-1 à, j’ai été assez téméraire pour vous ai-mer bien fort. Je ne sai comment il m’enprendra : mais je fai que vous me devez beau-coup d’amitié: & que lì vous me faites jus-