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Tome second.
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yeux sont si fins, que rien ne lui peut échap-per. Vous vous souvenez d’un homme quipaísoit cette triste Rivière avec des Rois &des Princes tout deseípérez d’être tombez dece haut degré de fortune, qui les rendoit siconsidérables. On le trouva le plus honnêtehomme, parce qu’il rioit, & disoit que toutson bien etoit en lui-même > & qu’il n’avoitrien perdu. Nous qui n’avons point fait deprogrès du côté de Rétablissement, soit quenotre génie nous ait portez à d’autres foins,ou que nous ayons manqué de conjoncture,nous ne devons pas nous en soucier beaucoup.Car le monde & la fortune, à qui les con-noít, ne valent pas tant d’empressement. Maisil y a peu de connoiffeurs ; & vous ne sauriezcroire comme on se remue à la Cour. Ce-pendant, Monsieur, songeons à nous réjouir,& à vivre, sinon heureusement, au moinsfans chagrin, & le plus tranquillement quenous pourrons. Adieu, l’on vous attend,& l’on vous souhaite encore davantage.

A MADAME

LA MARECHALE ***.

Le Chevalier de Miré lui conte l'avantunplaisante U amoureuse d’un Voleur.

J ’Ai plus fait, Madame, que vous ne m’aviezordonné, pour vous apprendre la purevérité de ce que vous voulez savoir de Mon-sieur *** & de sa femme. En revenant de laCampagne ils eurent une avanture aísez plai-sante , ou assez bizare dans une petite Hôtel-lerie où ils étoient logez. Cette femme que

vous