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sieur le Cardinal l’a Fait venir : & il est ravide le voir avaler à des goziers, comme levôtre & le mien. II est à son égard dans unetempérance plus régulière que celle dont parlela Légende dorée ; mais il ne laisse pas d'ai-mer ceux qui nous ressemblent.... Le Papese porte bien, & il ne songe qu’à retarder leConclave autant qu’il pourra. Je meurs d’en-vie de vous embrasser: & j’ai peur qu’il nenous arrive à vous & à moi quelque accident,qui diffère ce bonheur jusqu’à ce que noussoyons dans un Monde qu’on nous fait un mil-lion de fois plus beau que celui-ci. Adieujusqu’à l’autre Courier.
A MONSIEUR '
F L O T E.
fart'wularitez de t humeur des Italiens, Ude la Cour de Rome.
’fT'Ous apprenez avec étonnement, mon" cher Maître , que je me fuis bazardé àfaire le voyage d’Italie a la barbe des Espa-gnols , & de la Canicule. Parmi un nombreinfini d’incommoditez que j’ai souffertes fur lechemin, j’ai fait une maudite chère : & si jen’eusse trouvé la cuisine de Monsieur l’Am-bassadeur, j’aurois soutenu, la plume à lamain, qu’encore que l’Italie soit le Pays desbeaux Palais, elle ne laisse pas d’être celui desmauvaises Tables. Enfin, me voici à Romeoù je menerai une vie si sainte, que je pour-rai prétendre une place aux Litanies. LesSages me défendent le jeu, les Médecins labouteille, & mon inclination abhorre lesCourtisanes. Ainsi, mon cher Maître, je ne