is6 Relations.
Fait d’abord quelque impression,
Et mérite qtPon y réponde.
Or voici sur quoi je me fonde.
Je dis donc , que ce grand ennuiN’étoit point pour t amour de lui :Mais seulement pour P amour d'elles,J’entens des neuf doctes Pucelles ,
Qui depuis long-tems , ce dit-on,Gouvernent Madame TitonjEt qui toutes Pavaient priéeComme leur meilleure Alliée,
De pleurer de bonne façonL£ trépas de leur Nourrisson.
Ce qu'elle avoit bien voulu faireDans la crainte de leur déplaire}
Et de perdre ses beaux habitsD’or, de perles N de rubisDont ces neuf Sœurs Pont équipée,Comme l’on fait une poupée.
Même on dit que fans s’affliger,
Elle les pouvoit obliger :
Car cette Déesse amoureuseDe sa nature est fort pleureuse.
Or dans peu forage cessaEt soudain le convoi passa.
Premièrement parurent les Grâces, les che-veux en désordre, & fans leurs guirlandes ac-coutumées. Elles avoient déchiré leurs vête-mens pour témoigner leur déplaisir, & étoientpresque nues. Elles conduisoient cinquanteAmours communs, qui portoient au lieu deleurs flambeaux ordinaires, des torches à de-mi éteintes de leurs larmes ; & marchoientdeux à deux,leurs bandeaux déchirez,leurs car-tjuois renversez & vuides, leurs Arcs traínans,& leurs ailes pliées & baises. Trente Cupidonssuivoient ceux-ci, & faisoient beaucoup plus