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Tome second.
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182 Relations.

passer le reste de mes jours ; mais parce queje luis Chrétienne, je n’y demeurerai que jutqu’à la fin de mon Procès. Je fuis,

Votre très-humble . . .

A MONSIEUR D’ U...

Le Chev.

d’Her**. /"'Roirez-vous ce que je vais vous dire? No-tre Ami le Marquis de... est aimé defa Femme. Vous savez avec quelle répugnan-ce elle l’a épousé, & combien elle a eu depeine à prendre h résolution d’avoir vingtmille livres de rente. Cependant il y a deuxmois qu’ils font mariez, & la voilà qui l’aimeà la folie. D’abord elle n’en a rien marqué;apparemment elle n’a pas voulu se dédire si-tôt de ce qui avoit paru aux yeux de tout leinonde, & peut être avoit-elle quelque hontede ses nouveaux sentimens. Mais enfin ellene s’en cache plus, elle a renoncé à toutepudeur, elle lui dit publiquement mille cho-ies tendres, & lui donne de petits noms.Vous ne sauriez croire la mauvaise grâce qu’acet homme-là à être aimé d’une jolie Femme.Cela ne lui sied point du tout, & c’eít un ri-dicule pour lui que d’être appelle, mon Cœur ,par une belle bouche, & regardé amoureuse-ment par de beaux yeux. Du tems qu’il nefaisoit que se plaindre des durerez qu’on avoitpour lui, il est vrai qu’il se plaignoit d’une ma-niéré brutale, & souvent impertinente ; maison trou volt bon qu’il se plaignît, c’étoit lepersonnage qui lui convenoit, on le lui laissoitfaire, mais qu’il soit aimé, on n’y sauroitconsentir. N’allez pas vous imaginer que jesois jaloux de son bonheur, & amoureuxde la Dame ; je vous proteste que non, c’est

seulement