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Tome second.
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262 Relations.

Mon chagrin faisoit sa tristesse,

Mes moindres maux son desejsoir.

Mais ce n’étoit pas assez pour moi, je lavoulois mener au Palais du vrai Plaisir, qui estla maison de Campagne où l’Amour va voirPsyché; & dans ce dessein, je la menois dece côté-ìâ, quand nous rencontrâmes le plusfâcheux de tous les hommes ;

Le grand Ennemi des piastre,fui tourmente toujours les plus fortes jeunesses,Tyran des passions, ennemi des car estes,

Et qui ne peut souffrir l’Amour, nisesdestrs:

ll a grand monde « ses cotez

Charmé de ses sottes maximes,

Qui de tous les plastrs nous font autant de crimes,Et condamnent en nous les moindres libériez.

Cette grande troupe qui le fuit est assez malen ordre; ce font toutes Femmes malades,qui ont grande peine à le suivre ; 1 amour quiles possède épand une langueur sur toutesleurs personnes, qui les rend fort maigres:Elles ont toutes le regard mourant, & l’onvolt bien que la flamme les dévore. Cethomme en un mot étoit l’Honneur ; la Pu-deur l’accompagnoit. Je ne faurois vous direcomme elle est faite ; car elle a toujours unvoile fur le visage, & ne se montre à personne.Tous deux ayant arrêté Aminte , ils lui di-rent mille belles raisons qui me semblèrentfort ridicules, mais qui ne semblèrent pas tel-les à Aminte; car les ayant entendues, ellevoulut suivre leur conseil. Je fus fort étonnéde ce nouveau procédé, & m’écriai auffi-tôt:

Pleurez, mes yeux, votre malheur,

Et votre disgrâce imprévue}

Aminte