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Tome second.
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Relations. 2§z

A.miìtte ne veut p lus supporter votre vue,

Et vient de reprendre son cœur.

Si vous fûtes heureux en la voyant faits cesse,Si vous prites plaisir à vous voir dans ses yeux iT leur es , mes yeux , couvrez-vous de trijìefse :Vous ne reverrez plus un tems Ji précieux.

Je conjurai ensuite Amour de la retenir, &il prit tant de peine, qu’il y réussit; & nouspoursuivîmes notre chemin au Palais du vraiPlaisir. Nous n’en étions pas fort éloignezquand nous rencontrâmes le Respect, & laPrécaution. Le Respect n’avoit pas la minesi sérieuse ; il avoit Pair galant, & enjoué»le visage riant. La Précaution ne faisoit plusaussi tant de façons, & en souriant le Respectnous dit:

Allez , parfaits Amants , contenter vos désirs,Et recevoir d'Amour la belle rècompetfeVous n’avez plus besoin ici de ma présence,

Le Ressecl n'a que faire à vos secrets plaisirs.

Et après m'avoir embrassé, il me quitta.II fut à peine parti, que je vis venir uneFemme toute nue, fort belle, les cheveux pen-dans par devant, & la tête chauve par derriè-re , qui courait fort vite : plusieurs gens étoientlà; les uns qui la négligeoient; les autresqui couraient violemment après elle. Et tousnéanmoins sembloient fort fâchez de Ravoirlaissé passer.

Amour me dit en la voyant que c’étoitl’Oc-cation; qu’elle seule avoit le crédit de faireentrer au Palais du vrai Plaisir, & qu’il nefalloit pas la laisser échapper ; parce qu’ellene revenoit pas toûjours. Pour suivre son con-seil , je courus au devant de l’Occasion, &

l’arrêtai,