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de sortir & d’attendre dans un éloignementqu’elle eût cessé de parler.
Je me trouvai ainsi tout d’un coup privéde mes plaisirs ; encore si l’une des deux mefût restée, je me fusse consolé avec elle del’abscnce de l’autre ; mais toutes deux étant
Í >arties, je ne fai ce que je fusse devenu si'Amour Coquet ne m’eût conduit à un Villa-ge fort agréable ; la situation en est merveil-leuse, le Pais d’alentour agréablement diver-sifié de Ruisseaux, de Prés & de Bocages ;Amour me dit en m’y conduisant :
C’ejì en vain que dans une absenceOn s’abandonne à la souffrance,
Oue sert de s’ajfáger £5? la nuit çcf le jour,
Si" dans ï éloignement on ne peut nous entendre?
TìrcU , la douleur la plus tendreÎle rend pas un Amant plus heureux au retour.
Nous arrivâmes en même teins à ce Villa-ge; toutes les maisons y sont agréables, l’onvoit par-tout des Grottes & des Fontaines, &une fuite continuelle de spectacles & d’agré-mens : les moindres choses réjouissent ; tout lemonde qui y est contribue au divertissement;ce lieu-là se nomme Amusement.
L’Amusement est un fort jeune garqon quis’arrête à tout ce qu’il trouve, & fait son plai-sir de la moindre chose.
D’abord que je fus arrivé dans ce Village,je songeai à faire comme les autres ; à me di-vertir de tout ce qui se présentoir à moi, afinde bannir le chagrin que me pouvoit donnerl’absence de ce que j’aimois.
Eloigné des beaux yeux d!Iris U de Silvie ,
Pour affranchir d’ennuis une mourante vie,
Sur