296 Relations.
A MONSIEUR
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Coftar lui fait une petite Relation d’m Lieuappelle Saint-Ligaìre.
IL est raisonnable , Monsieur, qu’à mon tour1 je vous fesse réponse ; & que je vous ren-de compte de ce que vous desirez savoir. CeSaint-Ligaîre que vous n’avez point vù dansla Carte, est à une demi-lieuë de Niort, & àune journée de Balzac. Je vous parierais biende Poitiers, ou de la Rochelle ; mais il mesemble que les Villages dont les Illustres desSiècles portent le nom , font plus célèbres,que les Ports de mer, & les Sièges des Evê-ques. A ce Saint - Ligaire les jours y fontplus longs que, les vôtres, & il ne s’y en voitpoint fans Soleil. On m’a dit qu’il y pleu-voir quelquefois : mais je pourrais en douter,fi je voulois ; & jufqu’ici je n’y ai vû quede la rosée. Dans le mois de Décembre oùnous entrons, le tems y est si doux, quen’appercevant de mes fenêtres qu’un Bois deChênes verds d’un côté , & de l’autre unegrande Prairie , je ne voi, ni ne sens l’ili->ver : & même hors de la maison, si les ar-bres avoient des feuilles, je croirais que PE-té durerait encore. Pour les personnes quihabitent un fi aimable Païs, je me conten-terai de vous dire, que c’est comme par tousles endroits de la Terre : il s’y trouve dessots qui font bons, & des médians qui nefont pas sots; des rieurs & des ridicules;quelques Beaux-Esprits, & ce que vous esti-merez
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