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consultâmes toutes les Tapisseries anciennes ^
pour prendre les vrais habits de ce Siècle-là, ït: (
& durant dix ou douze jours , il ne fut par- ïl®
lé d’autre chose parmi nous. Aujourd’hui l’un “
ajustoit la figure d’un Heaume, demainl’au- ®P®
tre réformoit un Vertugadin. Jamais, rien ne jw’ 5 -
nous a plus diverti, que les foins que nous à®
donnâmes à faire préparer notre équipage ro- à
manesque. Enfin le Mardi gras vint, ce jour bM
que nous avions tant désiré pour notre Mas- a®
carade. Nous nous assemblâmes le soir chez tí®
Madame * *. pour nous habiller. Je pris le ÇJtnoi
harnois de Paladin avec Meilleurs de ... . t* C
qui étoient aussi destinez à être Chevaliers er- m M
rans. Mademoiselle de N * *. ne nous a ja- fMcra
mais paru si belle, que quand elle fut ha-billée en Oriane. C’est, à n’en point m en- ”~
tir, une beauté de tous les Siècles. Elle étoit .
charmante avec la parure de fa Trisiiyeule. “
líous nous préparions à partir , tous pleins dejoie , & bien disposez à courir tous les bals WOtrde la Ville. Nous nous promettions mille 1 ceplaisirs pour toute notre nuit. Sur cela, Ma- b, !1demoiselle de N * *. nous dit avec un air « de 1d’enjoûement, que je tachetois à vous ex- la C.
primer si vous ne le connoissiez pas : Je vais 4 dul
vous paroi tre folk, & je le fuis peut-être : niait fis >.Jì f en fuis crue, nom nous déshabillerons tous, 1 i Kau lieu d’aller au bal , nous nous irons étés
coucher. J’ai déja remarqué dans beaucoup qui it
de parties de cette nature , que toutes les fois ment
qu’on S’est attendu a y avoir bien du plaisir, me d
on n’y en a point eu du tout ; U quand le te éto
dessein en a été sort agréable, t exécution ne te les
Papas été. Tout le monde condamna d’abord létt
son avis ; mais quand on y eut donné un mo- M
ment de réflexion, on trouva qu’elle disoit qm
vrai : & aussi-tôt chacun jetta une pièce de n'dl
son