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lité qu’on y voyoit régner autrefois ; le Clercde Procureur, & le Courtaut de Boutique,s’imaginent avoir acheté avec leurs quinze folsle droit de faire le petit Maître ; c’est-à-dire, ledroit de tambouriner leur impatience , de sif-fler leur avis, de berner le Bourgeois, & dejuger de la Pièce fans l’avoir écoutée. Croiriez-vous que le lieu de la Scène est le moins blâ-mable , si on le considère entre les deux ex-trémitez où il fe trouve ; je veux dire, entrele derrière du Théâtre & le Parterre? C’estl’opinion de M B,
11 y a bien d’autres gens que vous & moiqui se plaignent de ces Fables historiques , ouHistoires fabuleuses , que depuis quelques an-nées on ose donner hardiment au Public , sousles Titres de Mémoires de .... Histoire de....La Vie de. ... Histoire Jecrette de .... Quoique ces Ouvrages ne contiennent que qu£-ques circonstances vrayes, enveloppées detoutes sortes d’intrígues, également capablesde corrompre la vérité de ì’Histoire, & inju-rieuses à des personnes considérables par leurqualité & par leur naissance, & dont les dé-fauts devroient être cachez, si on leur en re-marquoit. Ces sortes de Livres font autant demonstres qu’il fàudroit exterminer de la Ré-publique des Lettres , comme des moyens in-ventez pour introduire le mensonge, pour ac-coutumer Pesprit à se nourrir d’erreur, à s’en-tretenir de bagatelle, & à fe dégoûter deslectures solides. Que l’on remarque de dif-férence entre ceux qui s’occupent entièrementde ces inutilitez pernicieuses, & ceux qui nelisent point d’autres Mémoires que ceux deConnues, de savanes, de Guise, de Puise-gur, de Sully, du Cardinal de Richelieu, deVilleroi, de Ponds, &c. ni d’autres Histoires
que