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Premiere partie.
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ses Fonctions. Liv. I. 4^

pust former. St. Chaumonty ájousta, que s’il renoontrsic le Presect par laville,il le contraindroit de faire arrester son carosse,& de luy ccder. Le Papeprononça enfin pour les Ambaísedeurs, & permit au Presect de protester.Le Pape,en faisant convier les Ambassadeurs de se trouver à la Chapelle,leurfit dire,que le Presect n’y seroit point, parce qu’ilestoit allé pour des affaireshors la ville. Les Ambassadeurs répondirent, qu’ils alloient prendre leurplace au thróne,& qu’ils ne s’enqueroient point,si le Presect estoit à Rome,où à la campagne.

II faut juger du billet de SaveUi,<s^\\ auroit pris se place à la Chapellequand mesmes le Pape.au lieu de la prierequ’il luy fitfaire,comme à l’Ambas-sedeur de l’Empereur, luy auroit commandé,comme à son sojet, de s’en ab-senter,&qu’il auroit préféré le service de son maistreaux ordres de son Sou-verain, quelque absolus qu’ils euslènt esté. Où il faut remarquer ce qui estdit ailleurs,ciarespect.quc les Souverains doivent avoir pourle caractère,enquelque personne qu’il se rencontre. II est vray, que le Prince Souverain sepeut faire obéir, mesmes par l’Ambassadeur, pourveu t^u’il ne viole point leDroit des Gens-, mais comme l’Ambastadeur,de soneoste.nereconnoit pointd'atitres ordres que ceux de sonMaistre,ilfaut que le Prince voye,commentil se puisse justifier aupfés du Prince de l’Ambassadeur, si on ne laisse pas »celuicy toute la liberté,qui est délie à son caractère. Enl’an i sz F. le Sénat deVenise fit dire à l’Evesqucd’Acs, Ambassadeur de France,qu’on n’entendoitpoint qu’il fust présent à une procession,où on auroit esté obligé de convieraussy i’Ambassadeur d’Espagne. L’Evesquefut tellement surpris de ce mes-sage,qu’il voulut que ses domestiques, & ceux du Cardinal deTournon,quiestoit logé chez luy, en fussent témoins: mais il ne laisse pas de defererauxdésirs du Sénat; parce que le Souverain peut & doit prevenir,par tous lesmoyens possibles,tout ce qui peut troubler le repos de son Estât. Les Roisde France & de la Grande Bretagne ont jugé á propos de n'admettre plusles carosses des Ambassadeurs aux entrées de ceux qui arrivent; parce queles Rois & les Souverains,qui font en ces rencontres tous les honneurs,ont raison de ne trouver pas bon, que les estrangers s’y mêlent. A Ro-me il y a une raison particulière,qui oblige les Ambassadeurs à paroistreaux cérémonies publiques ; parce qu’en leur absence les autres prendra-ient possession de quelques fonctions qui leur son affectées ; comme dcporter la queue de la chappe du Pape,ou bien le poisle,& de marcher dansleur rang aux processions solemnelles. On peut dire à propos de cette com-pétence des Ambassadeurs &du Presect,que l’Ambassadeur,qui ne cedepaschez luy la plaoed’honneurà un Prince de la Maison de Lorraine, n’a gardede la ceder en lieu fier» à Prince imaginaire : quoy qu’on puisse dire4 Part. R r r aussy,