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Premiere partie.
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4A 8 L’ Ambassadeur et

aufly,que !e Pape Pie jugea la prescance à l’ávantage duSenáteur de Rome,contre l’Ambassadeur d’Espagne. Ceux qui orit quelque cûnnolssance del’histoire,sçavent quelle estoit l’autorite du Sénateur de Rome pendant quel-ques sicdes aprés le dixième. Le Pape Clement IV. pour Faire honneur »Charles Duc d’Anjou,Frere de Louis IX. Roy de France, se fit Sénateur deRome. NicolasIII. ordonna, qu’à l’ávenir on ne donneroit plus la qualitéde Sénateur à aucun Prince dc Sang Royal: tellement il n'en reste aujour-dhuy que le seul nom.

J’ay parlé amplement en la Section précédente,du diffèrent, que lesAmbassadeurs de France Lc d'Espagne eurent pour le rang,& de quelle'Façonil fut réglé,tant à T rente qu’à Rome. Des l’an i $ qi. on avoit Fait revivreceluy que le Roy de France avoit ,pour le mesme sujet ,avec le Roy des Ro-mains, & ce à l’òccasion de la contestation,où les Allemans& les Françoisentrerent.lcqpeldes deux Rois seroit nommé le premier dans les décréts duConcile de Trente. LesFrançois disoient,que leur Roy estoit Souverain Lcabsolu, &qu’il estoit en possession de suivre immediatejnent l’Empercur, &de preceder tous les autres Ross de la Chrestiente. Que le Roy des Ro-mains n’estoit que Roy titulaire,& Empereur en eíperance, comme Coad-juteur de la dignité Impériale. Les Allemans sotistenoient au contraire,que le Roy des Romains avoit la mesme autorité, que lesloix donnent àl’Empereur : qu’il disposoit des fiefs : que e’estoit de luy que les Princesprenoient les investures , & reccvoient les régalés, & qu'en l’absence deí’Empereuril s’asseoit au thróne Impérial : qu’il convoquoit les diètes ; cju’llfaisoitdes edits, & généralement tout ce que l'Empercur pouvoit faire. Ilsy ajoustoient, que du temps de l'Empercur Frédéric 111. les Ambassadeursde MaximiIicn,Roy des Romains, avoient precedé ceux dc Louis XII. Royde France, en la Chapelle du Pape D'Vrfé,LtgneresSiíDanais,\mb 2 Lfízàenïsde France, estant arrivés à Trente quelque temps aprés, voulurent sçavoirquelle place on leur donneroit,tant dans les Sessions que dans les Congré-gations, Le Cardinal Pacheco leur dit, qu’il luy sembloit, qu’ils Faisoientcette demande bien hors de propos ; veu qu’il jugeoit, que les Ambassadeursde France ne voudroient pas entrer en compétence avec ceux de l’Empe-reur, Lc qu’il n’y avoit point d’autres Ambassadeurs à Trente, & ainsy qu’iln’y avoit personne,avec qui ils pûstènt entrer en contestation pour le rang.On en seroit apparemment demeuré là, si l’Archevesque de Madera ne sefust avise de parler du Roy des Romains, en disant qu’au Concile de Late-ran son Ambassadeur avoit precedé celuy de France. L’Archevesque d’Ar-mac repartit, qu’en ce temps là Maximilian n’estoit pas Roy des Romains,mais Empereur, & qu’il n’en prenoit pas la qualité, parce qu’il n’avoit pas

encore