jâo L’ÂMEASS ADEUÎl ET
des plat sites de la violence tju on f ttfoit à des Adiniflres Publics , Lc Mar-quis de Sarria de l'autre costé, ayant demandé son audiance de congé, surl'ordre qu’il ay'oit reccu de se retirer, le Pape» qui considérois cju’il ne se-roit pas bien facile de renouer la ncgotiation , aptes que l’Ambaíîàdeurseroit party , diíferoit de la luy donner, & s’avisa enfin de faire un festin,où il convia douze Cardinaux de ses confidents, le Duc de Pallianó, forsneveu» & l’Ambassadeur de l’Empereur, Au sortir du disner íe Pape luydit, qu’ayant appris, qu’il vouloir partir, & que cela qu’il luy avoir faitdemander audiance, il le prioitde dire, en la prefence de la Compagnie, cequ’il avoir luy proposer. Le Marquis le fit, & âpres s’estre plaint, en desternies tresforts, des violences, qu’on faisoit à Rome à íes Princes, & áleurs Ministres» il y ájousta, qu’il avoir ordre exprès de prendre congé, &de partir. Les Cardinaux rcprcsentcrent au Marquis, que bicnqu’on nele pust empeícher de partir, sans violer le Drott.des Gens, qu il leur sem-bloit neantmoins qu’il seroit bien de différer son voyage de quelques jours»s’il le pouvoir faire fans préjudice de l’obeissance , qu il devoir aux ordresde l’Empereur, son maistre. L’Ambassadeur repartit,qu’ilsestoient tropexprès, & qu’il estoit obligé d’obeïr, & fur cela on le fit retirer dans uneautre chambre, avec le Duc de Pallianó, afin que le Papefk les Cardinauxpùslcnt concerter, avec d’autant plus de liberté, la réponse qu’ils luy dé-voient faire. L’advis des Cardinaux fut, que suivant le Droit des Gens onne le pouvoir empeícher dé partir ; mais qu’il falloit redoubler les instances,pour Ic faire demeurer. Apres qu’on eut fait rentrer {'Ambassadeur, le Pa-pe luy dit le sentiment de la compagnie, avec tant de civilité, que {'Ambas-sadeur crut estre obligé à luy répondre, que lors. qu’il seroit au logis, ilexamincroit encore ses ordres & verroit ce qu’il pourroit faire, fans osseu-se- l’Empereur, Ion maistre. Mais il partit dés lc lendemain, & alla à Na-ples afin de ne point consentir, en quelque façon, aux procédures des of-ficiers du Pape & du Procureur General. Le Roy d’Efpagne se ressentitde fourrage qu’on avoir fait à ses Ministres, & s’en fit faire réparation.
La Justice, qui estend se Juridiction fur la personne secret du Mi-nistre Public, & ía violence, qui se trouve destituée de toutes les formali-tés ,íbnt également criminelles, & détruisent le ‘Drottdes Gens , Lune auflybien que l'autre- La Cour de Justice, qui menace de la torture íc MinistrePublic d un Prince allié, pour le contraindre non dc nommer les complicesd’unc conspiration q«i eust esté faite contre le repos de 1 Estât, ou de dé-couvrir le secret d’unc corrcípondence criminelle, mais pour ie forcer dedéclarer les intelligences, qu’il pouvoitavoir dans fEstatmesine, pour enti-