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Premiere partie.
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ses Fonctions. Liv. I. ;8l

rer les lumières, qui Iuy estoient nécessaires pour le service du Prince ionMaistre, commet un crime abominable , qui ne se peut expier que par ledernier supplice des ces juges incompétents & iniques.

Il n’y a qu’un Ferdinand d’Aragon, un César Borgia, un Hicróme deRiario, & tels autres Monstres, qui foyent capables de faire violence à desMinistres Publics ; mais ny eux, ny les Turcs mesmes, n’exercent leur bru*talité que fur les Ambassadeurs de leurs ennemis, an lieu que quelque peude juges d’un presidiál, encore en veux je excepter ceux qui n’ont pas vouluprendre part à {'injustice & aux irrégularités des autres, ont bien osé entre-prendre de traitter avec la derniere ignominie le Ministre du plus fidelle &du moins intéresse allié de i’Estat. On cn verra toute l’histoire dans untramé particulier.

En Fan 1672. après que l’Evesquede Munster eut levé le íìege deGroninguc, le Magistrat dc ía ville fit arrester un gentilhomme du pats,luyfit faire son procès, & le condamna à une prison perpétuelle. Les Estatsde la Province de Groningue font composés du Magistrat de la ville d’uneòsté , & des gentilshommes & des propriétaires du pais circonvoiíìn del’autre, qui en font les deux Membres. Cette Province est aufly Souveraineque font toutes les autres, dont FUnion est composée ; mais rassembléedes Estats Généraux est juge des différents , qui peuvent naistre entre lesMembres dc la mcfme Province.

C’cst pourquoy ceux du Pais Circonvoiíìn, aprís avoir donné 2 f af-faire un autre tour, parle moyen de leur Sindic, portèrent Fassaire en Fanr 677. à {'assemblée des Estats Généraux, où ils foustinrent, que la ville n a- •/oit pu seule faire le procès à un gentilhomme, mais qu’il falloir y appellcrles Députés de l’autre membre, sens lesquels les juges de la ville n’estoient 'ny compétents ny légitimes. Les Estats Généraux cassèrent en l an 1678.la Sentence de la ville, & remirent le gentilhomme en se liberté, cn ses biens,honneurs & dignités. Mais ce ne fut qu’aprés que l’astairc eut esté agitéeavec beaucoup de cháleur, particulièrement dans faílemblée des Estais dcHollande, ou on jugea, après une tresforte contestation, qu’il sali oit entrerdansl’intercst clu Pais Circonvoiíìn contre les sentiments de la ville: &pourla mettre dans son tort, on dit que le Droit des Gens avoiteste viole cn lapersonne du gentilhomme prisonnier. On fut un peu surpris de l’ávis deceux, qui se fòrtihoient du Droit des Gens, où en d’autres rencontres onavoit fait si peu de rçstexion. En parlant pour le Sr. Rengucrs, on ne ju-ftifioit pas bien les procédures, qu’une Cour de Justice subalterne avoit faî-tes contre un Ministre Public, quis’estoit trouvé revestu du caractère repré-sentant de la part d’un Prince Souverain, allié de l’Estat. Il sembloit aussy,

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