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Seconde partie.
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Ses Fonctions. Livre II. j5>

î.ésR.einesCatherine 8çMarie deMedicis avoient toutes deux lasoiblessede croire, que les Conseils & la puissance de la Cour de Madridleur cstoient nécessaires» pour maintenir jeur autorité particulière contreles Princes du sang, qui avoient raison de prétendre la Regenee dans unR cvaume,où la loy Salique est la plus fondamentale de toutes. Cepen-dant on peut dire avec vérité, que les guerres civiles, dont Ja France 5m tra-vaillée depuis le décès de Henry II. jusques à la paix de Vervinsjou péns'en faut, estaient des effets des Conseils, que Catheríneprenoit des Ministresd'Espagne. Un jour cette Princesse s’entrctenant avec Thomas de Perenotde Chantonna), Ambassadeur de Philippe II. !uy demanda fou advisto»-chantles troubles qui déchiroientleRoyaume sous François II. Ce Mi-nistre luy dit, qu'il jugeoir, qu'd n’y avoit qu’un seul moyeu dc les faire ces-ser, qui estoit.fi la Reine éîoignort des affaires le Duc & le Cardinal de Gui-se, &fi ellerestablissoit leConnestable deMontmorancy dans l'autotits,qù’ilavóiteiie sous le Roy défunt. Ccstoit un Conseil qui estoittresS*delle en apparence, mais qui en effet estoit tresdangereux. L’AmbaíIà-deurd’Efpagne haïííoit IcConncstable mortellement, 8c il ne donnoiteeConseil à la Reine, qu a dessein de jetterlaFranccdans une derniere con-fusion, Elle nclecrut point,patee qu'elle n'aimoit point le Conncstablc& ne craignoitpas encore ceux deGuife: mais elle ne crut depuis que troples Conseils, que le Cardinal deGranvcllc & le Duc d’Albe luy donne-*rent, lors qu’ils’aboucha avec elle à Bayonnc. Philippe, qui a vdit du mé-pris pour cette femme 8c pour son gouvernement, osabien luy faire dire,qu’il nepouvoit approuvercc qui s’estoitpaíse auColloque dcPoifly, oûelleavoic fait trouverquelques Docteurs Protestants, 8c que c'estoità luy*à empeseber à c e que pendant la minorité du Roy, il ne se fist rien en Fran-ce au préjudice de son bcaufre. La Reine fut asscs foible 8c ailés impruden-te, pour envoyer en Espagne Jaques de Mombcron, Seigneur d'Ausànee,qui rendit compre à Philippe de ce qui s’estoit passé dans l'affairede Poiíly,,Philippe s’attribuoit latutele de Charles IX. bien que toutes les loix, tantgenerales que particulières,réloignai'iênt (Tune admiiiistratiQn.quinepou-

voit pas tomber ea de plus m cachantes ny en de plus dangereuses mains.

J’ay diccydevant.qucle Prince qui défe nd à son Ambassadeur d’avoircommerce avec le Premier Ministre dc la Cour oùil doit negotier, faittort à ses affaires j mais l'Ambassadeur qui offense le Premier Ministre lesruine, 8e se rend incapablede negotier. Le MarquiseCJnoyofa fg Don Car-,/w CWowtf, Ambassadeurs d’Efpagne à Londres, entreprirent de perdre leDuc de Bnckingam, Favory 8e Premier Ministre deJaquesRoy d’Angle-terie,danxl’cípritdesonMaistre, par une accusation destituée non scu-

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