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Seconde partie.
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§1 iL’A mbassadeur et

artifices'» pouryeu que la fnpponnerie & la mauvaise foy n’y entrentpoint,acquièrent une grande réputation à i’Ambassàdeur. Le Cardimlj&kxawdre Bithì avoir un genie tout particulier pour la negotiation, &une prudence qui le faisoit admirer. Le Pape Urbain VIM. pour n’ossen-fer point l’Espagne, n’osoit admettre l’Evesque de Lamego, Ambassadeurdu noveau Rey de Portugal, & ne vouloir point qu’ilentrast dans la villede Rome. La France le voultfit faire admettre, & employoit pour cela. auprès du Pape le Marquis de Fontenay-Mariieilj mais celuy qui luy ob-tint la permission de venir à Rome, ce fut le Cardinal Bicbi. II estoitGonprotecteurde France, & sachant que lePapescdonnoit de grandesinquiétudes, depuis que l’Evesque estoit arrivé à Cività-Vecchia, il alfatrouver le Pape, & luy dit: Qu’ayant appris, que l’Evefque faisoit estâtde venir à Rome- & que îe Pape avoir resoiudcncle pas admettre, i! vou-. loit bien advenir fa Sainteté, que si elle faisoit loger 1’Evesque à la cam-pagne, elle seroit obligée de luy donner des gardes, pour le protéger con-tre les insultes» que les Espagnols luy pouvoient faire, si elle ne vouloirque sa dignité fust violée en la personne de ce Prélat. Qu’il falloit avouer,que le Roy de Portugal ne sçavoit pas encore bien fairele Roy ; puis qu’il-employoit à cette Ambassade l’argent,qu’il au-roit bien plus utilement em-ployé à achetter des armes, & à fortifier les frontières. Qn’il-y avoiraussi de l’imprudence en ce qu’il envoyoit cette Ambassade, devant qtred’avoir fait sonder si elle seroit agréable. Mais qu’il falloit avouer aussi,que cette simplicité estoit une marque d’une dévotion extraordinaire,dont le S. Sicgetiroit la satisfaction devoir, que ce Prince avoit passé pardessus toutes ces importantes considérations d’Estat, pour donner une il-lustre preuve du respect & de la vénération, qu’il avoit potirle Siégé de■Rome ; dans l’intemion de faire connoistre au Monde , qn’il vouloircommencer son Régné par une si éclatante action de pieté. Que pourmettre l’Evesque à couvert des violences des Espagnols, & l’efprit de faSainteté à repos, il n’y avoit point de meilleur party à prendre, que de per-jnettre àl’Evcsquedevenird Rome; puis qu’aussibien lePapesedécbar-geroitpar là d'une grande dépense, qu’ 1 seroit obligé de faire, en faisant.garder l’Evesque à la campagne. H ne sepeutri-en voir de plus prudent«y de plus adroit. Tout 1c raisonnement du Cardinal estoit fondé surce Principe, que l’Evesque de Larnego ne seroit pas en seureté hors laville de Rome. . II semble que ce principe n’estoit pas fort véritable;parce que les Espagnols n’avoient point d’autre interest, si non d’em-peseber l’Evesque de venir à Rome, & d’y paroistre en Ministre pu-blic, parte que par ce moyen le Pape se declaroit contre l'usurpation.' ì , h Plus