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l'Estât des Provinces Unies. Mais ori réconriùt bientóst que ce n’cstoítqu’une Fouifeèr e fort grossière, & que c’estòit l’ouvrage (surhomme-,dohttoutes les productions marquoicnt beaucoup d’ésprk, & a liés de con-noissancc, mais Fort peu de jugement & de conduite. L’Ambastàdeurdoit chercher la gloire & l’avantage desonMaistre en toutes les rencon-tres. II peut faire vas oirceluy de fes armes, couvrir & dissimuler fes per-tes Sc fes disgrâces : mais il ne peut fabriquer & supposer dc spieces fausses,qu’il ne deshonnore son caractère. Le Ministre Public doit detesterccsimpostures & ces artifices criminels, & il doit estre au dessus de ces petitesfinesses&dupiftités,quinelont que des productions d’un esprit foible &mal tourné.
Vers la fin du dernier fiecle Battory, ne pouvant se main-
tenir en la Principauté de Transilvanie, la céda au Cardinal André Bat-tory son parent. L’Empereur Rodolfe, qui vouloir annexer cette Provin-ce à son Royaume d’Hongrie, se servit de Michel, Despote deWalachic,pour l’empescher d’en prendre possession. Le Cardinal de son costé em-ploya le Nonce du Pape, pour taseber de persuader Michel de ne sepointmeslerde cette guerre. Le Nonce , poury réussir, dit à Michel , qtìíl avoitun ordre de C Empereur, cjui destroit qtton ne troublast f oint le Cardinal ensapojfejjton. Michel ayant demandé à voirl’ordre, le Nonce luy dit, qu'íll’avoit laissé entre les mains du Cardinal, qu’il l’iroit quérir dans peu de,jours, & qu en mesme temps il disposeroit le Cardinal à s’accommodcrevec l’Empereur. Lc malheur du Nonce voulut, que Michel receut unordre, par lequell’Empereur luy commandoitde chaíîer le Cardinal; deforte qu’il se disposa à le combattre. Le Nonce s’y opposa encore, & setrouvantdans tous les quartiers de l’armée, & représentant aux Officiersl’horreurdel’effusion de tant de sang Chrestien, talchoir de les cmpescherdeconsentiràla bataille: mais Michel, pour s’oster devant les yeux unobject, qui l’empeschoitd’cxccuter les ordres de l’Empereur, se saisit dou-cement de la personne du Nonce, le fit emmener au quartier, & comman-da a son fils de le garder pendant le combat, qui fut funeste au CardinafLe T^once mentait, contre son honneur, & avec cela il prit party, contreson,instruction : il en fut désavoué, & relégué dans son Ëvefché.
La prudence de l’Ambassadeur consiste principalement à Içavoiréluder les finestès d’autruy, & à éviter les piégés qu’on luy tend : c’est à di-,re,às’empefcher d estretrompé. Il ne Test pas tousjours, quoy qu’on letrompe eneffet. II n’est point trompé, lors que découvrant l’artifiçedutrompeur, il luy faiteonnoistre, qu’onluy peut bien faire violence, mais.que son habilité est hors de surprise, Corvttz. Vlefeld > Grand Maistre de
Dan-