Préliminaire. ìx
toucher le cœur de ce jeune Savant, dont lestalents attiroient de toute part Padmiration.M. Pascal le pere étoit un homme de probité ;& il averti élevé ses enfants dans une grandeinnocence de moeurs. Mais les devoirs de lavie vraiment Chrétienne, étoient peu connusdans cette honnête famille : voici le moyendont la Divine Providence se servit pour les yfaire connoître.
En 1646 M. Pascal le pere étant sorti dechez lui pour une affaire de charité > tomba surla glace » & se démit une cuisse. Dans cet état,il donna sa confiance à MM. des Champs quiétoient deux frétés Gentilshommes , dont leséjour étoit à Rouville prés de Rouen. - Ceux-ci avoient été introduits dans la voie de PEvan-gile par M. Guillebert leur Curé. Leurs exem-ples Ôt leurs discours ébranlèrent M. Pascal &ía famille: on commença à lire les livres depiété qu’ils indiquèrent, entr’autres les ouvra-ges de M.l’Abbé de S. Cy ra n 8c de M. Arnauldle Docteur. M. Pascal le fils fut le premier furqui ces lectures firent une forte impression : ilrésolut de renoncer à ces recherches curieusesauxquelies il s’étoit livré tout entier jusqu'a.-lors ; & ne voulant désormais penser qu’à Pu-nique nécessaire » il ne fit plus Vautre étude quecelle de la Religion.
Cette étude trouva en lui un sujet que laDivine Providence y avoit disposé de loin , enle préservant de tout libertinage d'esprit dansles choses qui concernent îa Religion , lorsmême <ju’il donnoit le plus libre exercice à lavivacité de son génie. Dès son enfance, sonpere lui avoit fortement inculqué cette maximeque ce qui est l’objet de la foi ne le sauroitêtre de la raison. Le jeune Pascal y ainsi prévenude ce salutaire principe » borna toujours fa$vttÌ9Íitç aux çhoses naturelles : jqueìques dis-
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