st- Discours"
coifrs qu'ít entendit sortir de la bouche des tîJbertins, il n’en fut jamais ému; &. il conservatoute sa vie cette simplicité d’enfont & cettehumble soumission de la foi à l’égard des véritésrévélées.
Bientôt après qu’il eut pris le parti de re-noncer aux sciences vaines ,il eut une occasion,de marquer son zele pour la Religion. II yavoit à Rouen un homme qui enseignoit unenouvelle Philosophie , qui attiroitchez luitous les curieux. Deux jeunes gens» amis deM. Pascal , l’engagerent à voir ce Philosophe tdans la conversation cet homme avança desprincipes quimenoient à des conséquences con-traires à quelques points de foi: ils en furentrévoltés » & voulurent le contredire ; maisvoyant qu'il demeuroit ferme dans ses idées -ils prirent le parti de le dénoncer à l’Evêquedu Bellai qui fnifoit les fonctions épiscopales ARouen en l’abfence de ^Archevêque. LePrélatse îa^ssa surprendre par une profession de foidquivoque que cet homme lui présenta:Pascal &. ses amis sentirent le faux de cette^profession de foi, &. !s danger de la nouvelledoctrine.de cet homme ; ils allerent à Gaillon,maisorì de campagne de l’Archevêque » pour-ïui rendre compte de cette affaire. D Arche-vêque envoya des ordres à ceux qui formoientson Conseil à Rouen , pour exiger de ce nou-veau. Philosophe une rétractation précise deserreurs dénoncées : celui-ci obéit, & ne té-moigna jamais aucun ressentiment à ceux quiavoier.t fait h dénonciation.
Lç jeune' Pascal, déjà plein de zeîe pour îebien > attira bientôt par ses exemples sonpere , qui ne rougissoit pas de recevoir sesavis & í’cs enseignements. De ses deux soeurs,la plus jeune nommée Jacqueline, qui étoitcomme lui up prodige d’efprit* Rit aussi ébran*.