Préliminaire. xj
lée par ses discours. EUe fut long-têmps àcomprendre rimpoíïìbilité d’allier la pieté avec3es amusements du siecle : mais il parvint à lagagner entièrement à Dieu, & elle renonça àtous les avantages qu’elle pouvoit espérer dansle monde. M. Perrier, leur beau-frere, édifiédes exemples de cette famille , se déterminaaussi à les imiter.
L’étude , jointe à la délicatesse du tempéra-ment , avoit épuisé la santé de M. Pascal. DesPage de dix-huit ans il commença à ressentirdes infirmités considérables qui ne Pont presquepoint quitté jufqu’au tombeau. C’étoit un étatde langueur, des douleurs de tête, des chaleursd’entrailles , qui lui donnoient peu ce relâche*A ces infirmités vint se joindre une especc deparalysie qui s’étendoit depuis la ceinture jus-qifaux pieds. Les remedes auxquels M. Pascaleut recours , lui procurèrent quelque soulage-ment, mais ne lui rendirent pas la santé. LesMédecins lui conseillèrent de renoncer à touteapplication : il eut bien de la peine à s’y ré-soudre ; mais enfin il céda aux sollicitations defa famille. A cette occasion il fit un voyage àParis avec fa jeune sœur : & comme ils avoientbeaucoup entendu parler de Port-Royal, ilsfréquentoient ce Monastère pour y entendreles instructions de M. Singlin. Les discours dece saint Prêtre touchèrent vivement la jeuneDemoiselle; & elle conçut le defíèin de se fai-re Religieuse dans cette maison. Son frere y*applaudit, & en fit la proposition aupere , quiétoit revenu à Paris en 1648 : il n'y consentitpas ; il conjura fa fille de ne le point quitter :«Ue demeura, donc auprès de lui ju-lqu’i famort.
M. Pascal le pere mourut en 16527 auísi-tôeMademoiselle Pascal entra à Port-Royal, 011«Ile prit le nom de sœur. de Sainte-Euphémie,
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