tcîv Discours
îa beauté de son génie, & des sciences qssîîavoit cultivées: c’étoient M. ie Duc de Roan-nés, Gouverneur de Poitou, & M. Domat, quifut depuis Avocat du Roi auPréíìdial de Cler-niont. Tous deux fe donnerent entièrement àDieu à l’exemple de leur ami commun,
Inoccupation de M. Pascals dans ses diversesretraites, soit à Port-Royaî, soit à Vaumurîerchez M. le Duc deLuines , Coît à Paris ou ail-leurs, étoit l’étude de la Religion. Excepté letemps qu’il donnoit à la conversation avec iespersonnes qui le confultoient, la priere & lalecture de TEcriture Sainte partageoient toutefa journée : il avoit un don particulier pourgoûter Ponction de ces deux exercices. Ildisoitsouvent que TEcriture Sainte est la science nonde l’esprit, mais du cœur ; qu’elle n'est intch*Iigible que pour ceux qui ont le cœur droit;que la charité est non-feulcment l’ohjet de l'E-criture Sainte, mais qu’elle en estauílì la por-te. II s’étoit tellement appliqué à la méditationdes Livres Saints, que fa mémoire en étoitremplie , en forte que quand on lui en cîtoìtun passage, il en marquoit aussi-tôt Tendroit. IIassista aux Conférences qui fe tenoient à Vau-mvirier, où l’on travailloit à la Traduction ditNouveau Testament, qu’on appella depuis, laTraduction de Mons .
Toutes les fois qu’il entretenoit ses amis furles vérités qu’il avoit puisées dans l’EcritureSainte, il le faisoit avec une éloquence qui fefaispit admirer. II ne cherchoit point ce qu’onappelle de belles pensées, qui n’ont qu’nn fauxbaillant; il joignoit à la solidité de$ penséesîe naturel de Texpression. II concevoit l’élo-quence comme un art de dire les choses , demaniéré que ceux à qui l’on parle puissent lesécouter avec plaisir, oc les entendre fans peine.M. Pascal se naettoit à la place de ceux qui