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Préliminaire. _ _
tlevoient Tcntendre, 8c éprouvoít sut hii-mê-me si le tour qu’il donnoit à ses pensées étoitcapable de frapper l'esprit, & d’intéresser lecceur y & s’il pouvoit s’aííurer que VAuditeurferoit comme forcé de se rendre. II se renier-moit donc dans l'essentiel & le simple naturel*Ce n’étoit pas assez pour lui qu’une réflexionfût bellei il falloit qu’elîe fût propre au sujet,& que son discours n’eût ni vuide , ni super-fluité. Ce goût solide se trouvoit joint en lutà l’heureuse facilité de discerner la vérité, & dela présenter sous le point de vue le plus naturel&: le plus frappant. C’est ce qui rendort sonstyle si naïf ôc n agréable, Ôt en même-tempsplein de force & de justesse. Ce style lui étoitsi propre que dès que Ton vit paroître les Pro-vinciaUsy ceux qui le connoissoient particu-lièrement, jugèrent qu'il en étoit PAuteur.L’heureux succès de ces Lettre» fit connoîtreque c’étoit la 1 *œuvre principale à laquelle Dieufavoit destiné. Voici quelle en fut l’occasion.
•§. II. Histoire des Provinciaics.OccajìonÒ' sujet des quatre premier es Lettres*
M. le Duc de Liancourt (<z), très-conmi parfa piété & par les grandes aumônes, alla seprésenter pour la Confession en 1655» à M. Pi-coté, Prêtre de S. Sulpice sa Paroisse à Paris»Cet Ecclésiastique prévenu contre MM. dePort-Royal, avec qui le Duc avoit de grandesliaisons, refusa de Pablbudre , à moins qu’il nelui promit de rompre tout commerce avec cesMessieurs, de retirer fa petite-fille duMonas-tère de Port-Royal 011 elle étoit pensionnaire >
( a ) Vie de M., Nicole , Part. /. Chap. IV *& Mémoires 4 c M, du FojJ'c > Z, I, Ch. XV 2 t