Buch 
Les Provinciales, ou, Lettres écrites par Louis de Montalte à un provincial de ses amis, et aux RR. PP. jésuites, sur la morale & la politique de ces pères : avec un discours préliminaire contenant un abrégé de la vie de M. Pascal, & l'histoire des Provinciales / [Blaise Pascal]
JPEG-Download
 

scvj Discours

Sc de congédier de chez lui M. iVAbbé deBourzeïs, savant Théologien , qui a été un desmembres de 1 *Académie Françoise. Cette af-faire ayant sait grand bruit , M. Arnauld fut|>rié de faire imprimer une Lettre pour la justi-fication de ce Seigneur, 8c pour montrer l’ìrré-gularité de la conduite de M. Picoté. 11 se ren-dit aux désirs de tes amis, 8c la Lettre parutdatée du 24 Fcvrier 1655 , fous le titre deLettre d’un Docteur de Sorbonne à une per-sonne de condition , &c. Cette Lettre fut atta-quée par beaucoup d’écrits injurieux auxquelsM. Arnauld se crut obligé de répondre par uneseconde Lettre où il saisoit voir les faussetésSc les calomnies de ces écrits. Celle-ci est datéedu 10 Juillet de la même année: elle parutfous le titre de seconde Lettre d 9 un Docteurde Sorbonne à un. Duc & Pair dcsrance , &c*C’étoit M. le Duc de Luines.

Ce fut dans cette seconde Lettre , que ceuxqui n’aimoient pas M. Arnauld , chercherentde quoi stétrir fa réputation. Ils en tirèrentdeux propositions, qistils présenterent à la Fa-culté de Théologie pour les faire censurer.Beaucoup de Docteurs reconnus pour très-sa-vants 8ctrès-pieux, jusqu’au nombre de soixante6c onze, persuadés de ìa vérité de ces deuxpropositions, se crurent obligés de prendre ladéfense de celui qu’iîs jugèrent bien que l’onvouloit opprimer. Ses adversaires craignantalors de ne pouvoir obtenir ce qu’ils fouhai-toient, eurent recours à des moyens peu pro-pres à justifier le dessein qu’ils méditoient. Ilsne voulurent point lui permettre de récusercertains Docteurs qui étoient comme ses partiesdéclarées. Ils ne laissèrent point aux Docteurs3 a liberté d’opiner aussi long-temps qu’il ctoitnécessaire. Au lieu de deux Ùocteurs de chacunjles quatre Ordres Mendiants qui ont droit d’ak