Préliminaire . , xvi)siíler aux Assemblées de la Faculté, on en fitvenir plus de quarante. Enfin on vit M. leChancelier Seguier venir lui-même aux Assem-blées de la Sorbonne , donner des bornes auxavis des Docteurs , & leur ôter la liberté né-cessaire pour éclaircir la vérité.
Ces disputes faisoient donc un grand éclats),& il en résultoit dans le public diverses impres-sions opposées. Ceux qui ne savoient pas quelétoit le sujet de ces disputes , s’imaginoientqu’il s’y agissoit des fondements de la foi , ouau moins de quelque question d’une extrêmeconséquence pour la Religion. Ceux qui étoientmieux instruits de i’assaire, gémissoient de voirles fimples dans Terreur, & les Théologiensdivisés par des contestations de cette efpece.
Ce fut alors que M. Pascal s’entretenant àson ordinaire avec quelques amis, on parla deh peine que ces personnes avoient de ce qu’onimposoit ainfi à ceux qui n'étoient pas capablesde juger de ces disputes , & qui les auroientméprisées s’ils avoient pu en juger. Tous ceuxde la compagnie trouvèrent que la chose méri-tent qu’on y fit attention » & qu’il eût été èsouhaiter qu’on eût pu désabuser le monde. Surcela un d’eux dit que îe meilleur moyen poury réussir, étoit de répandre dans le Public uneefpece de Fachim t où l’on fît voir que dansces disputes il ne s’agissoit de rien d’important,ni de sérieux , mais seulement d’une questionde mots & d’une pure chicane , qui ne rouloitque fur des termes équivoques, qu’on ne vou-loir point expliquer. Tous approuvèrent cedessein , & presserent fort M. Arnauld de sedéfendre. Ejî-ce que vous vous laijsere ^ con-
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[a) Wendrockii Praeloqisto III, & Mémoinsur la Vie de M t Pascals