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Les Provinciales, ou, Lettres écrites par Louis de Montalte à un provincial de ses amis, et aux RR. PP. jésuites, sur la morale & la politique de ces pères : avec un discours préliminaire contenant un abrégé de la vie de M. Pascal, & l'histoire des Provinciales / [Blaise Pascal]
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pages se trouvoient ces textes: mais de-réíultoit lin nouvel inconvénient, & bientôtil y eut des gens qui accusèrent M. Pascal d'in-fidélité dans ses citations ( a ) Quelques per-sonnes en ayant padé un jour devant M. Barlet,Secrétaire Su cabinet, à qui on fit voir un livre les passages nétoient pas à la page mar-quée , il en écrivit à M. Arnauld » qui luimanda que lédition que lon avoit citée né-toit pas celle qui lui avoit été mor.trce , maisPédition dune telle année , comme il le trouvaon effet. Pour prévenir cet inconvénient, onobserva dans la fuite de citer , non les pages »niais le traité , le chapitre , le paragraphe 6cPartiale; eniorte que les textes pussent êtrevérifiés dans quelque édition* que ce fût* Etcette vérification nuisit plus aux Jésuites quàM. Pascal : car fi quelquefois on remarquoitune citation moins exacte , quun texte pré-senté dune manière peut - être un pqu tropconcise , très-souvent on trouvoit quil avoitépargne les Jésuites, en ne rapportant pas toutce quil auroit pu rapporter de leurs Casuisses*Le plaisir que causoit la lecture des petitesLettres saisoit desirer den connoître lAuteur ;ce fut ce qui donna lieu à M. Pascal de com-mencer ainsi sa huitième Lettre : « Monsieur ,« vous ne pensiez pas que personne eût la curio-« sité de savoir qui nous sommes ; cependant ilm y a des gens qui essayent de le deviner: mais» ils rencontrent mal. Les uns me prennent» pour un Docteur de Sorbonne : les autresat-î» tribuent mes Lettres à quatre ou cinq person-»» nés, qui » comme moi, ne sont ni Prêtresa» ni Ecclésiastiques, Tous ces faux soupçons« me font connoître que je nai pas mal réusll

(a) Mêm, de M, dit Fojfé , I. 7. c h t XVII S