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Les Provinciales, ou, Lettres écrites par Louis de Montalte à un provincial de ses amis, et aux RR. PP. jésuites, sur la morale & la politique de ces pères : avec un discours préliminaire contenant un abrégé de la vie de M. Pascal, & l'histoire des Provinciales / [Blaise Pascal]
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scxîv Discours

*> dans le dessein que j’ai eu de n’être conrníque de vous & du bon Pere qui souffre tou-V» jours mes visites , & dont je souffre toujoursa» les discours. » L’une de ces quatre ou cinqpersonnes à qui l’on attribuoit ces Lettres étoitM. Pascal même : mais on ignoroit d'où fa mainportoit ces coups.

M, Pascal étoit venu se loger alors dans uneruiberge à Paris ( a ), rue des Poiriers, vis-à-visle College des Jésuites, quoiqu’il eut son pro-pre domicile dans cette ville. M Perrier sonneau-frere arrivant bientôt après dans Iamêmevile > alla se mettre dans la même aubergefans faire connoítre qu’íl étoit allié de M. Pas-cal > qui y étoit sous le nom de M. de Mons*Pendant que M. Perrier logeoit dans cette au-berge , le Pere cîe Frétât, Jésuite , Fun de sesparents , vint lui rendre visite , & lui dit,qu*ayant Thonneurde lui appartenir, il étoitbien aise de Favertïr que dans la Société onétoit persuadé que c’étoit M. Pascal son beau-frere, qui, dans sa retraite , étoit l’Auteurdespetites Lettres répandues dans Paris contre lesJésuites, & qu’il devoit le lui dire , & luiconseiller de ne les pas continuer, parcs qn’il

Í iourroit lui en arriver du chagrin. M. Perriere remercia , Zc lui dit que I’avis seroit inutile ,& que M. Pascal lui rcpondroit qu’il ne pou-voit pas empêcher les Jésuites de lui attribuerces Lettres, parcs que quand il leur dirojtqu’il n’en étoit pas l’Auteur , ils ne le croi-roient pas , & qu’ainsi s’ils s’nnaginoient quecela étoit, il n’y avoit point de remede. LePere de Frétât se retira , disant toujours qu’ilétoit bon de Pavertïr asin qu’il prit garde àlui, M. Perrier fut fort soulagé quand le Pere

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{a ) Mémoire fur la vie dc M, Pascal,