xxvïij Discours
nouveaux Thomistes » c’est-à-dire , quelquesDominicains de Paris qui s’étoient alors parti-culièrement unis aux Molinistes ; & qu’il n'at-taque nullement les anciens Thomistes dontMM. de Port-Royal adoptoient la doctrine.
Ces dix-huiî Lettres parurent d’abord sépa-rément > Sc furent appelîées petites Lettres ,apparemment parcs que chacune ne contenoitqu’une feule feuille d’imprestìon de huit pagesin-quarto , excepté les trois dernieres qui fontun peu plus étendues. Bientôt après elles furentappelîées Provinc/aLes (ct), parée que les dixpremières ayant été adreítées fans aucun nomà une personne de province, Plmprimeurlespublia fous ce titre : Lettre écrite à un Pro-vincial par un de ses amis : & les huit sui-vantes fous le titre de Lettre écrite par VAu-teur des Lettres au Provincial. On prétend{b ) que ce fut Pierre le Petit » célébré Libraireèc imprimeur du Roi à Paris, & ami particulierde MM. de Port-Royal, qui fe chargea d’im-primer les Provinciales. Ce fut, dit-on, pourcet Ouvrage , qu’il commença à fe servir d’uneîfpece d’encre dont on a perdu le secret aveclui : elle prenoit au papier fans qu’il fût besoinde le taire tremper , Sc féchoit au moment mê-me ; en forte qu’on tiroit ordinairement cesLettres la nuit du jour où on devoit les distri-buer. On rapporte qu’elles furent imprimées,pour la plupart, dans un de ces moulins quifont â Paris entre le Pont-neuf & le Pont-au-Change. La derniere est datée du 24 Aîars 1657.
Bientôt.après , & dans la même année, elles
(a ) Préface du Recueil des Provinciales.(b) Notes historiques fur V Ouvrage de Wen-drock , traduit par Mademoiselle de Joncoux»édit. de //yp.