llj Discours
Tnéríte, fatigué de leurs ìmportunités, r spiporta Puffaire. On lut ensuite, en plein Parle-ment , la premiers, la seconde & ía troisièmeLettre, avec tous les écrits des Jésuites. Lespréjugés en faveur de ce Livre, surent touspublics , & il est étonnant que les Jésuites fus-sent assez aveuglés pour ne pas employer lecrédit qssils avoient au Parlement, à étouffernne affaire qui leur étoit si désavantageuse.Mais au contraire, comme s’ils eussent été frap-pés d’un esprit de vertige , ils ne cesserentpoint d’importuner MM, d u Parlement. Ilsemployerent les promesses & les menaces: ilssollicitèrent leurs femmes & leurs enfants: ilspromirent de grands bienfaits de la Cour àceux qui condamneroient Wendrock , & me-nacèrent ouvertement, ceux qui refuferoientde le faire , de proscription & de lettres decachet, comme s'ils eussent eu Pautorité d uRoi en main. Et pour faire voir qu’ils étoientcapables de tout oser, un d’eux » nommé le Peredu Chêne, sit courir, parmi les Dames, unpetit écrit, où il tâchoit de prouver qu'on nepouvoit soutenir ni absoudre Wendrock , fanscommettre un péché mortel. Mais tout lemonee , & les femmes mêmes, avoient lesoreilles tellement rebattues de ces discourspeu sensés, qae le crédit de la Société dimi-nuoit de jour en jour. 11 y eut même des Pré-dicateurs qui s'éleverent publiquement, dansleurs Sermons, contre î’ApoIogie des Cafuif-tes , & contre leurs relâchements.
Les Jésuites murmurcient en secret devoirles dispositions de toute îa ville subitementchangées ò leur égard ; ils regardoient celacomme jm renversement général du bon sens,dont ils ne pouvoîent comprendre la cause. 11leur sembloh que l'esprît d’erreur se fût emparésubitement de toute !a ville de Bordeaux. 11$