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Les Provinciales, ou, Lettres écrites par Louis de Montalte à un provincial de ses amis, et aux RR. PP. jésuites, sur la morale & la politique de ces pères : avec un discours préliminaire contenant un abrégé de la vie de M. Pascal, & l'histoire des Provinciales / [Blaise Pascal]
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llj Discours

Tnéríte, fatigué de leurs ìmportunités, r spiporta Puffaire. On lut ensuite, en plein Parle-ment , la premiers, la seconde & ía troisièmeLettre, avec tous les écrits des Jésuites. Lespréjugés en faveur de ce Livre, surent touspublics , & il est étonnant que les Jésuites fus-sent assez aveuglés pour ne pas employer lecrédit qssils avoient au Parlement, à étouffernne affaire qui leur étoit si désavantageuse.Mais au contraire, comme sils eussent été frap-pés dun esprit de vertige , ils ne cesserentpoint dimportuner MM, d u Parlement. Ilsemployerent les promesses & les menaces: ilssollicitèrent leurs femmes & leurs enfants: ilspromirent de grands bienfaits de la Cour àceux qui condamneroient Wendrock , & me-nacèrent ouvertement, ceux qui refuferoientde le faire , de proscription & de lettres decachet, comme s'ils eussent eu Pautorité d uRoi en main. Et pour faire voir quils étoientcapables de tout oser, un deux » nommé le Peredu Chêne, sit courir, parmi les Dames, unpetit écrit, il tâchoit de prouver qu'on nepouvoit soutenir ni absoudre Wendrock , fanscommettre un péché mortel. Mais tout lemonee , & les femmes mêmes, avoient lesoreilles tellement rebattues de ces discourspeu sensés, qae le crédit de la Société dimi-nuoit de jour en jour. 11 y eut même des Pré-dicateurs qui s'éleverent publiquement, dansleurs Sermons, contre îApoIogie des Cafuif-tes , & contre leurs relâchements.

Les Jésuites murmurcient en secret devoirles dispositions de toute îa ville subitementchangées ò leur égard ; ils regardoient celacomme jm renversement général du bon sens,dont ils ne pouvoîent comprendre la cause. 11leur sembloh que l'esprît derreur se fût emparésubitement de toute !a ville de Bordeaux. 11$